PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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et plus de sécurité dans la marche des machines. C’est ainsi que les arbrescoudés, les tiges de piston, les glissières, etc. sont aujourd’hui en acier.On ne sera pas étonné de voir bientôt les chaudières elles-mêmes exécutéesentièrement avec des feuilles d’acier fondu, comme le font déjà MM. Petinet Gaudet.
M. Polonceau avait aussi à l’exposition une machine locomotive pourtrains express, dont les roues motrices n’ont pas moins de deux mètres dediamètre. Différente du système de Crampton, cette machine a ses rouesmotrices placées au milieu, lesquelles ont un bâti intérieur, tandis que lesroues extrêmes, celles d’arrière, disposées en dehors du foyer, ont, aucontraire, les fusées extérieures, ce qui forme pour les appuis extrêmesle plus grand parallélogramme possible. On assure ainsi à la machine unegrande stabilité, tout en laissant son mouvement très-libre, et permettantde donner au foyer une grande largeur.
Le mouvement de distribution est intérieur, la coulisse est tournée versle cylindre et n’a plus qu’un mouvement d’oscillation auquel M. Polonceaua ajouté, en fixant son axe sur des coulisses mobiles dans des glissières,un petit mouvement horizontal qui détruit l’effet des perturbations duesà l’action simultanée des deux excentriques.
Comme la précédente, cette machine a été très-bien étudiée dans tousses détails, et est très-économique sous le rapport de la consommation ducombustible. Nous en donnons les principales dimensions dans le tableauqui termine cet article et qui résume toutes celles des locomotives envoyéesà l’exposition universelle.
Il nous a paru intéressant de publier sur ces machines quelques docu-ments tirés du l’apport même du Jury mixte international, pour montrerles types des divers systèmes qui sont actuellement en usage sur les cheminsde fer français et étrangers.
NOTICES SUR LES MACHINES LOCOMOTIVES
ENVOYÉES A L’EXPOSITION DNIVERSELLE
Locomotive Engerth. — On sait que M. Guillaume Engerth, de Vienne ,conseiller à la direction générale des chemins de fer de l’État, en Autriche ,a imaginé un système de machine destinée à gravir de fortes rampes etqui a été appliquée avec succès au Sœmmering sur le chemin de fer deVienne à Trieste .
Ce système, pour lequel l’auteur a pris un Brevet d’invention en France ,le 27 janvier 1854, se compose de deux éléments distincts :
1* L’emploi d’un châssis brisé qui permet de rapprocher les roues mo-trices vers l’avant de la machine, pour faciliter leur passage dans lescourbes de petit rayon et dans les changements de voies, et de supporter