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Tome onzième
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MACHINES A PEIGNER . 101

en bois P dans lesquels s’engage la tête de la mâchoire principale de lapince, afin qu’elle se trouve suffisamment assujétie ;

2» A étendre, sur la face intérieure de cette mâchoire, la poignée de linou de chanvre qu’il a besoin de disposer de manière à laisser dépasserla plus longue partie des filaments ;

3° Puis à fermer la pince en rapportant la seconde mâchoire sur la pre-mière, et en serrant l’unique écrou qui suffit pour opérer le serrage.

Mais, pendant cette opération, il est obligé de prendre et de placer im-médiatement à l’entrée du chariot la pince chargée de matière déjà pei-gnée d’un bout et que lui apporte le troisième enfant qui va constammentd’une extrémité à l’autre de la machine. Lorsque la pince qu’il vient decharger de matière brute est refermée, il la place de môme à l’entrée duchariot, à la suite de la précédente; il en résulte que le chariot porte alter-nativement des pinces chargées de matière brute et de matière à moitiépeignée.

Le second enfant est chargé de retirer les pinces du chariot au fur et àmesure qu’elles arrivent à son extrémité, après avoir passé, comme on l’avu, devant toutes les séries de peignes. Lorsque c’est une pince chargéede matière peignée des deux bouts, il pose cette pince à plat sur la secondetable T 3 , qui est adaptée au côté gauche de la machine, afin de l’ouvrir endesserrant son écrou et d’enlever toute la poignée, qu’il porte sur un plateauà quatre tiges.

Lorsque c’est une pince chargée de matière peignée d’un bout seule-ment, il la place, en la desserrant, sur une autre partie de la môme table T 3 ,à côté de la pince môme qu’il vient d’ouvrir ; il couche alors sur celle-cila poignée de lin par la partie peignée, puis il ferme cette pince en laissantl’autre ouverte à son tour, afin qu’elle soit prête à recevoir la poignée,peignée d’un bout, d’une nouvelle pince chargée qui doit bientôt venir dela machine.

Le troisième enfant sert à prendre, d’une part, la pince laissée libre quirenfermait les poignées peignées des deux bouts, et d’une autre part, lapince dans laquelle le second enfant a serré la poignée qui n’était peignéeque d’un seul bout. Il porte ces deux pinces sur la première table T 2 pourles mettre à la disposition du premier garçon, qui les prend successivement,comme nous l’avons dit plus haut, en couchant l’une, celle qui est vide, surles coussins de la table, afin de la charger de nouvelles matières et en plaçantl’autre, celle qui porte la poignée peignée d’un bout, à l’entrée du chariot.

Ce troisième enfant, qui est alors dans l’obligation de courir, pour ainsidire, constamment d’un bout à l’autre de la machine, trouve encore letemps d’aider par instant son camarade, soit en retirant les pinces duchariot, soit en commençant à les ouvrir.

Le quatrième enfant est plus particulièrement occupé à prendre lesétoupes qu’il a besoin de ne pas mélanger en les mettant dans les sacs des-tinés à les recevoir, et que le contre-maître du peignage fait classer avant