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déjà compris,, non-seulement ouvrir ou fermer complètement les adduc-teurs, pour faire marcher la turbine avec son maximum d’effet utile, ouinterrompre son mouvement, mais encore faire varier la force en modi-fiant la dépense d’eau à volonté; il suffit, pour cela, de ne mouvoir le rou-leau que d’une quantité suffisante pour fermer ou ouvrir un ou plusieursorifices.
Nous ne croyons pas pouvoir mieux terminer cet article sur les nou-velles turbines de M. Fontaine, qu’en mentionnant le rapport de l’expé-rience faite sur celle établie récemment chez MM. Hîlzinger de Rouen ,et nous ajouterons, pour faire mieux apprécier les résultats, que lenombre des moteurs de ce système exécutés dans les ateliers de la mai-son Fontaine et Brault s’élève, seulement depuis l’année 1855, à 150, cequi représente une force d’environ 4,000 chevaux effectifs.
EXPÉRIENCE AV FREIN
FAITE DANS L’USINE DE MM, HILZINGER FRERES * MANUFACTURIERS A PERRIER.6-SUR—ANDELLE.
« Par la convention arrêtée le 24 septembre 1855, entre MM. Hilzingerfrères et MM. Fontaine et Brault, constructeurs à Chartres , ces derniersse sont engagés à construire, pour l’établissement de Perriers-sur-Andelle,une turbine capable de dépenser 3,500 litres d’eau avec une chute de 2 m 30,garantissant à 65 pour cent le rendement de cette turbine.
Parla même convention verbale, le soussigné, ingénieur civil, a été dé-signé par les parties pour recevoir ladite turbine et constater si elle remplitles conditions qui ont été faites.
«Pour accomplir la mission qui lui a été confiée, il s’est rendu, le 15 marsdernier, à l’usine de MM. Hilzinger, et a procédé ainsi qu’il suit à l’expé-rience de ladite turbine.
« Le frein a été placé sur le premier arbre de couche auquel le mouve-ment est communiqué au moyen d’un pignon, engrenant avec une rouemontée sur l’arbre de la turbine.
« Toute la transmission du mouvement était désengrenée, sauf le boutde l’arbre ayant 8 mètres de longueur, sur lequel le frein était établi. Lebras de levier du frein, mesuré horizontalement entre le centre de l’arbrede couche et celui de la corde portant le poids destiné à agir sur le frein,était de 2 m 965.
« Le bras de levier de ce frein était directement muni d’une chargeéquivalente à la force développée par la turbine, et, au moyen d’unecorde passant par une poulie à l’extrémité de laquelle on avait suspendu20 kilog., on a équilibré le poids de ce levier.
« Sur le même arbre de couche, on a placé un compteur destiné à mar-quer le nombre des tours de cet arbre.
« Ces dispositions prises, les expériences de l’ingénieur soussigné ontcommencé, elles ont eu pour but de reconnaître :xi.
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