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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« î° Quel était le rendement de la turbine lorsqu’elle dépensait tout levolume d’eau de la rivière?
« 2° Ce que devenait le rendement lorsque la turbine n’avait à dépen-ser que les deux tiers du volume de la rivière?
« 3° Enfin, quelle était la force nécessaire pour mettre en mouvementles métiers et autres appareils de l’établissement?
« Pour répondre à ces questions on a commencé, avant l’expérience aufrein, par faire passer tout le volume d’eau de la rivière, par une vannede l’usine, dont on variait l’ouverture de manière à tenir constammentl’eau au repère d’amont de l’usine; par ce moyen on a déterminé le vo-lume d’eau disponible avant la marche de la turbine.
« Lorsque la turbine a été mise en marche, il s’est présenté deux cas.
« Ou la vanne qui avait servi à mesurer le volume de l’eau était com-plètement fermée, et alors la turbine absorbait tout le volume d’eau pré-cédemment jaugé;
« Ou une partie seulement de cette vanne était ouverte, et, dans ce cas,la turbine n’absorbait qu’une fraction du volume d’eau, fraction que l’onévaluait en prenant la différence entre le volume total de l’eau passantpar la vanne au moment où la turbine a été mise en mouvement.
« Par cette manière de procéder, on avait le moyen de déterminer levolume d’eau que la turbine dépensait dans ces différents cas. Mais afinde se garantir contre toute erreur qui pouvait résulter ou de la variationde l’eau dans la rivière ou de la disposition de la vanne, on a pris soin defaire jauger, pendant toute la durée des opérations, le même volume d’eauà l’usine située à 800 mètres environ en aval de l’usine de MM. Helzinger.A cet effet, on faisait passer ce volume par deux vannes noyées et débou-chant librement dans l’air; l’ouverture de l’une était constamment main-tenue à la même hauteur, et celle de l’autre variait suivant que le volumede l’eau de la rivière augmentait ou diminuait.
« En prenant de cinq minutes en cinq minutes la hauteur de ces vannes,on a obtenu la hauteur moyenne qui a servi pour déterminer, à diversesépoques de la journée, le volume d’eau qui passait par la turbine. Cesvannes se trouvent établies de manière à recevoir presque perpendiculai-rement la veine fluide ; leurs seuils, placés au niveau du fond de la rivière,en amont, sont prolongés d’environ deux mètres en aval.
« Pour nous déterminer dans le choix du coefficient à appliquer dansles circonstances où nous nous trouvions, nous nous sommes appuyé surles expériences hydrauliques de M. Lesbros, lesquelles ont été publiéesen 1851 et constituent le travail le plus complet sur la matière. Nous avonspris pour point de départ le tableau 33, page 467, que nous avons modifiésuivant la position particulière des lieux, et nous nous sommes déterminé àprendre le coefficient 0,640, pour le cas dont nous avions à nous occuper (1).
(1) Voir à ce sujet, les tables publiées dans le tome 1er de ce Recueil, et dans le traité spécialsur les moteurs hydrauliques.