Band 
Tome onzième
Seite
130
JPEG-Download
 

130

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

« î° Quel était le rendement de la turbine lorsquelle dépensait tout levolume deau de la rivière?

« 2° Ce que devenait le rendement lorsque la turbine navait à dépen-ser que les deux tiers du volume de la rivière?

« 3° Enfin, quelle était la force nécessaire pour mettre en mouvementles métiers et autres appareils de létablissement?

« Pour répondre à ces questions on a commencé, avant lexpérience aufrein, par faire passer tout le volume deau de la rivière, par une vannede lusine, dont on variait louverture de manière à tenir constammentleau au repère damont de lusine; par ce moyen on a déterminé le vo-lume deau disponible avant la marche de la turbine.

« Lorsque la turbine a été mise en marche, il sest présenté deux cas.

« Ou la vanne qui avait servi à mesurer le volume de leau était com-plètement fermée, et alors la turbine absorbait tout le volume deau pré-cédemment jaugé;

« Ou une partie seulement de cette vanne était ouverte, et, dans ce cas,la turbine nabsorbait quune fraction du volume deau, fraction que lonévaluait en prenant la différence entre le volume total de leau passantpar la vanne au moment la turbine a été mise en mouvement.

« Par cette manière de procéder, on avait le moyen de déterminer levolume deau que la turbine dépensait dans ces différents cas. Mais afinde se garantir contre toute erreur qui pouvait résulter ou de la variationde leau dans la rivière ou de la disposition de la vanne, on a pris soin defaire jauger, pendant toute la durée des opérations, le même volume deauà lusine située à 800 mètres environ en aval de lusine de MM. Helzinger.A cet effet, on faisait passer ce volume par deux vannes noyées et débou-chant librement dans lair; louverture de lune était constamment main-tenue à la même hauteur, et celle de lautre variait suivant que le volumede leau de la rivière augmentait ou diminuait.

« En prenant de cinq minutes en cinq minutes la hauteur de ces vannes,on a obtenu la hauteur moyenne qui a servi pour déterminer, à diversesépoques de la journée, le volume deau qui passait par la turbine. Cesvannes se trouvent établies de manière à recevoir presque perpendiculai-rement la veine fluide ; leurs seuils, placés au niveau du fond de la rivière,en amont, sont prolongés denviron deux mètres en aval.

« Pour nous déterminer dans le choix du coefficient à appliquer dansles circonstances nous nous trouvions, nous nous sommes appuyé surles expériences hydrauliques de M. Lesbros, lesquelles ont été publiéesen 1851 et constituent le travail le plus complet sur la matière. Nous avonspris pour point de départ le tableau 33, page 467, que nous avons modifiésuivant la position particulière des lieux, et nous nous sommes déterminé àprendre le coefficient 0,640, pour le cas dont nous avions à nous occuper (1).

(1) Voir à ce sujet, les tables publiées dans le tome 1er de ce Recueil, et dans le traité spécialsur les moteurs hydrauliques.