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Tome onzième
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GRUE A VAPEUR.

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générateur fixe, dans le cylindre mobile, tournant avec le corps même dela grue.

En effet, comme la chaudière est indépendante et peut être placée à unedistance quelconque de lappareil, et que le cylindre au contraire sedéplace et tourne avec lui sur son pivot, il sensuit que le tuyau darrivéede vapeur, qui ne peut suivre ce mouvement et qui pourtant doit établir lacommunication entre la chaudière et la grue, doit être assemblé avec cettedernière, de façon à ne pas empêcher son mouvement et à permettrelintroduction constante de la vapeur, quelle que soit dailleurs la positiondu bras auquel est suspendu le fardeau.

M. Lebrun a résolu ce problème dune manière très-heureuse, en faisantcommuniquer le tuyau de vapeur avec une sorte de manchon fixe dunefaible hauteur qui entoure larbre creux de la grue. Ce manchon présenteintérieurement une capacité annulaire dans laquelle se rend la vapeur.Cette capacité est mise en communication avec un canal fondu avec larbrecreux, de sorte que, quelle que soit la position de cet arbre, lorifice den-trée du canal est toujours en communication avec la capacité annulaire dumanchon dans lequelle il tourne, tandis que son orifice de sortie, qui estmuni dun tuyau correspondant avec la botte de distribution, peut constam-ment fournir au cylindre la vapeur nécessaire au mouvement de va-et-vient du piston.

Avant de décrire plus complètement la disposition imaginée par M. Le-brun, nous croyons utile, pour en mieux faire ressortir loriginalité, demontrer les moyens employés par dautres constructeurs pour atteindre lemême but.

Lapplication aux grues dun moteur plus puissant que la force humaine,la plus généralement employée, nest pas nouvelle, comme on sait; nousciterons pour mémoire les grues hydrostatiques de M. Armstrong, celles deM. Hagues en Angleterre et de M. Claparède en France . Ces dernières sontactionnées par la pression atmosphérique qui agit sur un piston renfermédans un cylindre, tandis quà laide dune pompe pneumatique, mue parune machine à vapeur, on fait le vide au-dessous du piston. On peut voirà ce sujet le dessin et la description que nous en avons donnés dans le Génieindustriel, x e volume, page 331.

M. Voruz aîné, de Nantes , avait envoyé en 1855, à lExposition univer­ selle , une grande grue que lon pouvait manœuvrer soit à bras soit parune presse hydraulique. Dans cette grue, une petite machine à vapeur ditepeut cheval, fait marcher directement une pompe dont la tige est dans leprolongement même de celle du piston de la machine, et cest cette pompequi, injectant de leau dans le cylindre principal, forme le corps de lagrue, soulève le piston de ce corps de pompe, et, avec lui, une largecrémaillère qui agit directement sur lun des rouages de la grue.

Comme nous ne voulons nous occuper ici que de lapplication directede la vapeur, nous nous contenterons de signaler les quelques disposi-