FOUR A SOUDER.
199
RÉSUMÉ.
Les parties qui constituent l’appareil dont la description précède agissentsimultanément, mais elles ne dépendent pas les unes des autres. Ainsil’avant-foyer, quel que soit le système de construction du four, facilite laparfaite saturation de toutes les substances qui constituent la houille,tandis que, de son côté, le four parabolique utilise seulement, autantqu’il est possible, le calorique révivifié par la bonne, imparfaite ou mau-vaise allure du chauffage : ce qui revient à dire que la combustion mixteest applicable aux fours ordinaires, et que le réverbère parabolique peutêtre actionné par l’ancienne chauffe.
La brique étant de trop faible qualité, il peut donc être convenable desupprimer l’avant-foyer, sans autre inconvénient qu’une moindre écono-mie de combustible et de fer. Pour réaliser cette modification, il suffitd’abaisser la voussure O d’après la manière ordinaire sur la partie anté-rieure de la grille; d’installer, dans le pied-droit O' de cette voussure, lesdeux portes F et F' de l’avant-foyer A, par lesquelles doit toujours s’opérerle décrassage, de rétablir la toquerie ordinaire et d’opérer enfin la sup-pression de l’avant-foyer, en conservant, conformément au plan dont ladescription précède, toutes les dimensions de la chauffe et du réverbère.
En visitant récemment avec beaucoup de soin plusieurs grandes usines,nous avons vu fonctionner des fours paraboliques simples installés suivantces dernières prescriptions ; ils marchaient incessamment depuis trois ansen concurrence avec plusieurs autres fours ordinaires, ce qui a permis deconstater parfaitement leurs effets.
En brûlant le même poids de la même houille alimentant les anciens foursactionnés par la même ventilation, chacun chauffait et passait quatre pa-quets de rails, tandis que ces mêmes anciens fours en passaient trois dansle même temps. La différence des déchets en faveur du four paraboliquevariait entre 1 et 2 0/0; la grille de ce four n’avait pas été changée; cettegrille ne présentait aucuns signes d’échauffement, aucunes traces d’alté-rations.
Voilà ce qui explique mieux que toutes les descriptions possibles leseffets de chaleur dus seulement aux réactions, par rayonnement, du fluidecalorifique, puisque en effet le four marchait sans son avant-foyer. TVayantpas vu fonctionner ce dernier compartiment de l’appareil dont il s’agit,nous l’avons seulement apprécié rationnellement.
Un four à souder ordinaire consomme, en 24 heures, 4,368 kilogrammesde houille pour 15,000 kilogrammes de fer.
Un four parabolique, avec la même quantité de houille, produit 20,000kilogrammes de fer dans le même temps.