MACHINE A RABOTER LES MÉTAUX. 259
le boulon d’une petite pièce qui relie la tringle horizontale U avec l’encli-quetage.
L’extrémité de cette tringle est fixée dans l'une ou l’autre des deux rai-nures pratiquées dans le disque Y, qui fait l’office d’une double manivellepour actionner simultanément les deux tringles U et U', commandant ainsià la fois les deux burins opposés m et ni'.
Le disque V est monté sur le carré qui termine l’arbre vertical X, sou-tenu dans sa hauteur par deux collets x' (fig. 4 .) fondus avec le bâti. L’ex-trémité inférieure de l’arbre est munie d’une manivelle V' (fig. 7), dont lebouton est engagé dans la gorge d’une camme X', clavetée sur l’arbre decommande E.
La gorge de cette camme est disposée sur la circonférence de manièreà faire osciller la manivelle V', et par suite le disque V, mais seulementquand les outils sont aux extrémités de leur course, c'est-à-dire quand ilsont enlevé le copeau sur toute la longueur des deux rainures.
L’oscillation du disque déplace les tringles U et U', et naturellementavec celles-ci les bras t et , qui font corps avec les douilles T, montées àfrottement doux sur les petits arbres s.
Il résulte de ce mouvement que la dent de chaque rochet u, (fig. 2, 5et 6), qui est engagée dans l’une. < ! s dents de la roue S, entraîne celle-ciet la fait tourner avec l’arbre s, sur laquelle elle est fi'.ée, d’un angle égalà l’amplitude de la course du levier t'. Dans le mouvement de retour de celevier, le rochet glisse sur les deux, trois ou quatre dents dont la roue aavancé; et il vient s’engager dans une autre dent pour recommencer lemême travail à chaque révolution de l’arbre principal E.
La roue S entraîne donc l’arbre s, et celui-ci fait tourner la vis x, puis-qu’il est monté sur le carré qui la termine ainsi qu’on peut le voir sur lafig. 5; et, comme cette vis est engagée dans l’écrou de la pièce k du porte-outil, celui-ci descend, à chaque mouvement, d’une quantité correspondanteà l’inclinaison du pas de la vis et de l’amplitude de l’angle décrit par larotation de la roue S.
Pour maintenir le rochet u engagé dans la dent de la roue, un ressortà boudin u', tient appuyée une petite pièce légèrement arrondie sur lecentre du rochet, qui a une forme correspondante à cette pièce.
Si au lieu de faire descendre le porte-outil on veut le faire monter, ilsuffit de faire tourner la vis x en sens inverse, en retournant le rochet u,comme l’indique la position ponctuée (fig. fi).
De même, si au lieu de pratiquer des rainures sur un essieu ou sur unarbre quelconque, on veut appliquer la machine à raboter des surfaces,il suffit de transporter le mécanisme d’encliquetage que nous venons dedécrire sur l’arbre vertical y. comme il est indiqué à droite des fig. 1 et 2et sur la fig. 3; alors, cet arbre, par l'intermédiaire des petites rouesd angle retr', fait tourner la vis v et celle-ci déplace horizontalement leporte-outil de la quantité convenable à chaque rotation de l’arbre de com-