PALIERS GRAISSEURS.
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parfaitement entre le collet et l’arbre, et quele graissage est bien complet.
Palier Moliieii (1853). — Sous ce titre : Appareils à courant d’huilecontinu pour l'immersion, l’entretien, la réfrigération des mouvements méca-niques et l’obtention des grandes vitesses, M. Molher d’Obernai (Bas-Rhin )s’est fait breveter le 31 décembre 1853.
Le principe de ces appareils graisseurs d’organes à grande vitesserepose bien, comme l’indique le titre du brevet, sur des dispositions per-mettant un courant d’huile continu, soit pour les arbres verticaux, soitpour les arbres horizontaux; dans ces derniers le moyen consiste, commedans les paliers Jaccoud et Pfannkuche, à garnir le tourillon de l’arbred’un disque plongeant dans l’huile et tournant entre deux parois trcs-rap-prochèes. Deux chambres sont disposées de chaque côté des coussinetsinférieurs; elles communiquent l’une avec l’autre et en môme temps avecl’évidement nécessaire pour le passage de la rondelle, par un canal pratiquédans l’épaisseur du palier en-dessous des coussinets. Il résulte de ces dis-positions, dit l’auteur, une ascension régulière et constante de l’huile parune action rotative et capillaire, et cette huile, obligée de passer de chaquecôté de la rondelle entre les coussinets et le tourillon de l’arbre, descenddans les deux réservoirs latéraux et se répand par le canal dans l’évide-ment du milieu où puise la rondelle ; il s’établit donc ainsi un courant con-tinu de chaque côté du tourillon et parallèle à son axe.
Palier Decosterpërfectionné (1855) (fig. 6et7).—A la date du26 jan-vier 1855, M. Decoster revendique, par un dernier certificat d’addition àson brevet de 1847, comme perfectionnement à son système, l’applicationde disques en fer s’amincissant vers les extrémités, et disposés soit au boutde l’arbre, soit sur le milieu de la partie engagée dans le palier, soit àtout autre endroit convenable.
La fig. 6(pl. 28) indique , en section longitudinale, un palier pourarbre de transmission de mouvement, construit par M. Decoster, sur lesdessins et dispositions indiqués dans ce certificat d’addition.
La fig. 7 est une section transversale de ce même palier, suivant la ligne1-2 de la fig. précédente.
On remarque que dans cette disposition, les coussinets C et C' sont sépa-rés au milieu pour le passage du disque ou de la rondelle R. Cette sépara-tion est beaucoup plus grande pour le coussinet supérieur, afin de laissercomplètement libre l’espèce de chambre b ménagée dans le chapeau B dupalier. La séparation du coussinet inférieur ne laisse que la place suffisanteau passage de larondelle, etmêrne, afin d’éviter les frottements, c’est-à-direpour que celle-ci ne touche pas à droite ni à gauche des parois du cous-sinet, par suite des mouvements de dilatation ou de contraction de cettepièce, le disque est rapporté sur l’arbre A au moyen d’une petite équerrer, encastrée dans une ouverture un peu plus grande pratiquée dans celui-ci, de façon à laisser le jeu nécessaire au déplacement de la rondelle.
Cette dernière, comme dans les dispositions précédentes, trempe dans