408
PUBLICATION INDDSTUIELLE.
le liquide lubrifiant, et lorsque l’arbre tourne elle soulève une partie del’huile dans la chambre b, d’où elle est projetée à droite et à gauchedu côté des coussinets supérieurs G ; elle pénètre entre eux et l’arbre,par l’action capillaire et l’influence du mouvement. Cette huile circuleentre ces deux pièces, et s’échappe par les espaces libres d, laissés entreles parois des extrémités'et les coussinets, et retombe ensuite dans leréservoir inférieur e pour être reprise par la rondelle, et recommencer sacirculation continuelle.
M. Decoster avait envoyé à l’Exposition universelle de 1855, un modèlede ce genre de palier graisseur, qu’il applique aujourd’hui sur diverses di-mensions.
Palier Vaissen-Reynier (1855) (fig. 8 et 9).— Nous avons reçu, le 2fé-vrier 1856, une communication de M. Vaissen-Reynier, ingénieur à Liège (Belgique ), d’un appareil graisseur que nous avons inséré un peu plustard dans le Génie industriel.
Plus d’un millier de ces graisseurs, nous écrivit alors M. Vaissen-Rey-nier, fonctionne dans les ateliers de M. Reynier-Poncelet de Liège , etl’on est généralement étonné de la régularité de leur action et de ladouceur qui en résulte pour les arbres de transmission. Comme économie,elle résulte de ce fait que le renouvellement d’huile s’effectue une seulefois par année, avec la précaution toutefois de mettre dans le fond duréservoir une certaine quantité d’eau qui retient en lave, en quelquesorte, les parcelles métalliques provenant du frottement, ainsi que lesautres corps étrangers admis accidentellement dans le bassin du graisseur.
La fig. 8 (pl. 28) représente ce palier en section verticale faite par l’axe.
La fig. 9 en est une vue de face en supposant l’enveloppe coupée sui-vant la ligne 3-4.
Dans ce palier, comme dans celui de M. Hick dont nous avons parléplus haut, le graissage s’effectue au moyen d’une bague ou anneaumétallique R, qui est placé soit au milieu du tourillon, soit à gauche ouà droite comme le représente la fig. 8.
Au moyen de cette dernière disposition, le palier proprement dit 1)est très-simple, et n’offre même rien de particulier, si ce n’est pourtantque son embase est fondue avec une sorte d’enveloppe d, qui sert deréservoir à l’huile. Cette enveloppe, en sus du chapeau B du palier, est enoutre fermée par un second chapeau B' à mince paroi et terminé par descoquilles b, qui embrassent la demi-circonférence de l’arbre. Par cemoyen, le palier est complètement garanti, et la poussière ne peut entrerque très-difficilement à l’intérieur, puisqu’il ne reste que l’espace annu-laire laissé aux deux coquilles b et d pour le passage de l’arbre.
Observations. — Nous remarquerons que selon plusieurs praticiens,ces diverses dispositions de graisseurs à disques ou à rondelles ont l’in-convénient de battre l’huile, et par suite de la faire mousser d’autant plusque la vitesse de rotation est plus grande.