PALIERS GRAISSEUHS.
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Palier Bourdon ( 1856) (fig. 10 à 15).— M. Bourdon, ingénieurmécanicien à Paris , s’est fait breveter, le 6 février 1856, pour desdispositions particulières de graisseurs mécaniques au moyen de ron-delles.
En étudiant cette question, M. Bourdon a reconnu qu’avec le système àrondelle, si l’élévation de l’huile se fait parfaitement, le déversement sur lestourillons est défectueux. En effet, la force principale qui tend à élever leliquide est la force centrifuge; par conséquent la pesanteur, la seuleforce qui sollicite cette huile à redescendre sur le tourillon, c’est-à-dire àse rapprocher du centre, devient insuffisante dès que la rotation est unpeu rapide, et l’huile, décrivant un cercle complet, revient en grandepartie constamment à son point de départ; le graissage ne se fait doncque très-imparfaitement.
Saisir l’huile à son passage, à la partie la plus élevée de la rondelle, ladétourner, pour de là la conduire en totalité, et quelle que soit la vitessede la rotation, sur les parties à graisser, tel est le problème que l’inventeurs’est proposé de résoudre par des dispositions qui s’appliquent égalementbien aux tourillons et coussinets des arbres horizontaux, aux fusées desessieux, aux pointes et autres pièces de butée, ainsi qu’aux collets etpivots des arbres verticaux ou obliques.
La fig. 10 (pl. 28) représente, en section verticale, le palier ordinaired’un arbre horizontal sur lequel le système de M. Bourdon est appliqué.
On remarque qu’il a suffi de rapporter sur l’arbre A la rondelle H, et,de chaque côté des coussinets C et G', et les boîtes circulaires B et B'. Uncanal c, pratiqué dans l’épaisseur du coussinet inférieur, met en commu-nication ces deux boîtes qui font aussi l’office de réservoir d’huile et danslequel plonge la rondelle R.
Au-dessus, et contre le chapeau du palier, est fixé un ressort terminépar une espèce de cuiller r, qui constitue le fondement du graissage.Cette cuiller appuie constamment contre la circonférence de la rondelle,où, sans môme la toucher, elle se trouve très-près d’elle, de façon quepar son bord tranchant, elle entame le ménisque d’huile, le détourne aulieu de le laisser, par la rotation, retourner au fond de la cuvette, et ledirige, au moyen d’un bec disposé à cet effet, sur le canal e, dans lecoussinet supérieur.
11 se produit de cette sorte un graissage continu, tant que l’arbre et larondelle tournent.
L’huile ainsi versée sur le tourillon retombe, soit dans la boîte B, soitdans celle B'; mais celle qui arrive dans cette dernière retourne à la pre-mière, par le conduit c, pour être de nouveau et indéfiniment élevée parla rondelle et reversée sur le tourillon tant qu’il en reste suffisammentpour que le bord de la rondelle y soit baigné.
Pour retirer les impuretés qui forment dépôt au fond du réservoir, unbouchon à vis g est ajouté à la boîte B, tandis que celle B' est munie d’une