PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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de le faire remarquer,, ensuite par la réduction de diamètre des colletsdont il faut tenir compte dans le calcul.
11 ne faudrait pourtant pas, à notre avis, comme quelques constructeursl’ont fait depuis quelque temps, se laisser trop entraîner dans cette voie,car si on fait les arbres très-faibles, on est forcé pour les soutenir etempêcher qu’ils ne fléchissent, de placer les paliers à des distances plusrapprochées que dans les conditions ordinaires; alors naturellement on enaugmente le nombre, et par suite les frottements et les frais d’installa-tion deviennent plus considérables, c’est-à-dire que ce que l’on gagned’un côté, on le perd en partie de l’autre; il y a donc, comme nous es-sayons de le faire remarquer, une moyenne à suivre qui doit subir desmodifications suivant l’importance des transmissions, la nature du tra-vail à produire ou la vitesse des machines et des outils auxquels il s’agitde communiquer le mouvement.
TRAITEMENT DES GRAINS
ET D’AUTRES SUBSTANCES POUR LES PRÉPARER A LA MOUTURE
PAR MM. P1ÜMMER, KINGSFORD ET ECART
(Brevet du 22 juillet 1887. )
Nous avons déjà eu l’occasion de parler dos appareils propres à mouiller les blés;le système importé récemment par MM. Plummer et C e , repose sur les mêmes idées,il a en effet, pour but de préparer à la mouture, au moyen d’une machine à hu-mecter, le froment dur et sec et toute autre espece de blé, le riz et même les lé-gumes d’espèces diverses, en donnant à ces produits le degré d’humidité nécessairepour en adoucir ou amollir l’enveloppe, ce qui permet d’enlever facilement le son oula pellicule extérieure.
La matière venant d’une trémie alimentaire est amenée à une ou plusieurs pairesde rouleaux humecteurs, montés dans un bâti do forme convenable, et qui reçoiventleur mouvement de 'rotation d’un moteur quelconque, par des courroies, des engre-nages ou tout autre mode de transmission.
Les rouleaux sont recouverts de flanelle ou de tout autre matière absorbante, ouentourés de toiles sans fin. Des jets d’eau tombent sur ces toiles ou bien elles passentdans des baquets pleins d’une eau qui se renouvelle constamment.
La matière venant de la trémie, reçoit entre les rouleaux la pression de la sur-face humide et molle qui les recouvre, de sorte que chaque grain ou chaque par-celle de matière se trouve humectée. Ces rouleaux sont maintenus en contact par deuxressorts ou deux poids qui cèdent à toute pression extraordinaire, il ne peut passerqu’une mince nappe de matière entre les rouleaux, et l’alimentation d’eau est régléepar la vitesse de rotation de ces derniers.