200
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
nécessaires ; les projections extérieures des dents demandant un tempstrès-long pour s’obtenir convenablement, on ne les trace pas, d’autantplus qu’elles ne donnent pas les dimensions rigoureuses : il suffit d’indi-quer les cercles primitifs avec la division des dents, et la couronne exté-rieure , le moyeu et les bras dont on a montré une section transversalecomme sur la fig. 4 bis.
Nous avons publié dans les vol. n et ni de ce Recueil les machines àdiviser et à tailler les dentures en bois et en métal de toute espèce d’en-grenages comme de leurs modèles ; ces appareils, quoique dispendieux,sont appelés à rendre de grands services, surtout dans les ateliers de con-structions qui doivent exécuter des transmissions de mouvement.
Construction pratique. — Les roues dont la denture est entièrementen fonte n’offrent rien de bien particulier quant à leur construction. Onremarquera pourtant que les croisillons, ou la partie pleine qui les rem-place quand le diamètre ne permet pas de mettre des bras ( comme dans lepignon indiqué fig. 4), ne peuvent pas être placés au milieu de la largeurde la couronne comme on le fait généralement pour les roues droites; onest obligé de les reporter à l’intérieur du côté le plus petit en diamètre, àcause du moulage de la pièce ; les nervures se trouvent alors entièrementd’un seul côté à l’extérieur, afin de relier intimement le moyeu à la jante.On sait, en effet, que le moulage en sable exige, pour la sortie du modèleen bois du moule proprement dit, que la pièce ne présente dans le sensperpendiculaire à l’ouverture de ce moule aucun angle rentrant ou aigu;et c’est ce qui arriverait par la forme conique de la jante, si les croisillonsétaient placés vers le milieu de la largeur.
Les roues d’angle à dents de bois (comme celle fig. 4), ont leur jantepercée de cabinets ou mortaises qui au lieu d’être rectangulaires, commedans les roues droites, sont trapézoïdales selon la forme même de la den-ture. La place du croisillon est déterminée d’après les mômes considéra-tions que ci-dessus, et elle doit aussi être choisie en raison du plus oumoins de conicité de la jante pour, autant que possible, ne pas gêner l’ajus-tement des queues ou des tenons qui traversent celle-ci dans toute sonépaisseur et la dépassent même d’une certaine quantité, afin qu’on puissey chasser les goupilles n qui les empêchent de sortir.
On voit par la figure que le plan des croisillons se trouve dans l’épais-seur du champ intérieur de la jante ; la dépouille est ménagée en dedanspour favoriser la sortie du sable du côté opposé aux nervures. Si les croi-sillons avaient au contraire leur surface extérieure affleurante à l’arêteintérieure du champ, c’est-à-dire entièrement pris sur la surface intérieurede la couronne, la dépouille devrait être en sens contraire, de façon quele sable contenu entre les bras pendant le moulage fît corps avec celui quise trouve entre les nervures.
La première des deux conditions, qui est celle que nous avons adoptéedans notre exemple, a cela d’avantageux qu’elle laisse libre l’intérieur de