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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
vidage ou le lui donne, selon que le métier sort ou que le fileur renvide,et il en résulte par suite que toutes les broches tournent en même tempset à la même vitesse. Or, quand on veut arrêter une broche, il suffit de laserrer entre les doigts au-dessous du collet, alors le pignon d’angle marcheseul, en faisant friction par sa douille contre l’embase conique. Et dèsqu’on veut la remettre en activité, il suffit de la lâcher ; le ressort à bou-din pressant continuellement le pignon contre l’embase, produit assezd’adhérence pour entraîner la broche qui ne peut glisser. Il est évidentque si, par hasard, il y avait glissement, il serait toujours facile de donnerau ressort la tension nécessaire pour augmenter l’adhérence et par consé-quent pour ne pas arrêter la broche.
Deuxième disposition. — Dans le second système exécuté par M. Mul-ler, et qui n’a pas été figuré sur le dessin, comme ayant beaucoup d’ana-logie avec le précédent, le mouvement est exactement combiné de même,seulement la broche, plus particulièrement appliquée à une machine à re-tordre, est construite ainsi que les pièces qu’elle porte sur des proportionsplus fortes que pour les mull-jenmj ; et l’embase conique avec laquelle ladouille du pignon d’angle est mise en contact par le ressort à boudin estsurmontée d’un petit plateau horizontal en saillie, qui permet d’arrêterplus facilement la broche. Dans cette application, le rapport entre les deuxengrenages d’angle est de 47 à 17.
Troisième disposition. — Cette disposition est représentée sur lesfig. 9 et 10; la broche b est aussi exécutée pour un mull-jenny; elle n’apas d’embase conique, mais une embase plate e', sur laquelle s’appuie leressort à boudin r', disposé au-dessus, entre cette dernière et le disquemobile à fourche d'. Le pignon d’angle l' est ajusté libre sur la broche, etse pose directement sur la bague d'arrêt s' que l’on fixe à la hauteur con-venable par une vis de pression.
Les deux branches f de la fourche qui fait corps avec le disque d’, pas-sent dans deux encoches pratiquées sur la circonférence de l’embaseplate e', et s’engagent par leur extrémité dans celles correspondantes éga-lement ménagées au bout de la douille du pignon d'angle, afin de se trou-ver entraînées dans la rotation de ce dernier, et par suite de faire tournerla broche.
Quand on veut arrêter celle-ci, on presse avec les doigts sur le plateau d'qui étant mobile sur elle, descend un peu, en serrant le ressort à boudin,et les deux branches de sa fourche, glissant dans les coches, se dégagentpar le bout du pignon, qui alors tourne librement sans entraîner labroche.
De même, pour remettre en mouvement, on lâche le plateau d 'qui serelève aussitôt par l’effet du ressort à boudin, et reprend sa position pri-mitive indiquée sur la fig. 9. Les deux branches de la fourche se trouventengagées dans leurs coches, et le pignon, qui n’a pas cessé de tourner,entraîne tout le système dans sa rotation.