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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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vent, ce qui cause non-seulement des pertes de temps et des chômages,mais surtout des pertes réelles de produits qui peuvent sélever à un etquelquefois môme à deux pour cent.

Ce moyen névite pas évidemment toute lévaporation : il se dégagetoujours de la folle farine qui trouve des issues par les moindres fissuresdes conduits quelle parcourt ; mais on peut dire cependant quil en sup-prime une grande partie, et quil remédie dailleurs au plus grand incon-vénient, celui de la condensation, qui est, sans contredit, le plus à éviterdans la fabrication. On peut, en effet, se convaincre chez M. Darblay que,depuis quil a adopté le calorifère, il a réellemeut très-peu de perte.

Plusieurs habiles négociants-meuniers de la Ferté-sous-Jouarre soc-cupent en ce moment, daprès lidée dun mécanicien qui leur en a pré-senté le modèle, de faire établir une paire de meules avec laquelle ilsespèrent éviter tout échauffement de la mouture. Ce système consiste àpratiquer dans lépaisseur de la meule courante des entailles étroites etprolongées du rayon à la circonférence, mais dirigées obliquement, demanière à permettre lentrée de làir extérieur entre les deux surfacestravaillantes des meules, et sans pourtant laisser monter la farine. Pourfaciliter, daprès lauteur, cette introduction de lair, il se propose déta-blir des espèces dailettes, convenablement inclinées, qui tendraient,pendant la rotation de la meule, à le faire refluer dans les ouvertures.

Quelque éventuelle que soit encore la réussite de ce procédé, on voitque lidée principale consiste à empêcher, par laffluence dune grandequantité dair froid, la mouture de sélever à une haute température aumoment elle est soumise à laction des meules, et à éviter, par suite,lévaporation et la condensation.

La meule, traversée par ces ouvertures, doit être naturellement ren-fermée dans une cuvette en fonte; mais on ne comprend pas bien quonpuisse parvenir à y faire pénétrer une grande masse dair, à cause de lavitesse considérable avec laquelle elle tourne, et de laction de la forcecentrifuge qui en résulte. Nous nous ferons toutefois un devoir de rendrecompte de ces essais, dès quils auront produit quelques résultats.

Lun dés meuniers qui soccupent de cette question nous dit à ce sujetquil pensait faire préalablement échauffer le grain, soit eh sortant dunettoyage, soit plutôt en le soumettant à laction dun comprimeur. îlcroit que blé concassé, ayant déjà une certaine température, avant depasser entre les meules, doit se moudre plus facilement, et produire moinsdéchauffement. Il pourrait produire sans doute moins de condensation,par cela même quil serait plus sec. Cependant cette idée serait opposée àce qui se fait dans certains établissements, loh humecte le blé dansdes cylindres mouilleurs en sortant du nettoyage avant de le rendre auxmeules.

M. Gosme, par son système de meules annulaires, que nous allonsdécrire plus loin, peut, sans aucun doute, diminuer notablement lévapo-