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Tome troisième.
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MOULINS A BLÉ.

ration, parce que la mouture reste bien moins longtemps en contact avecles meules, qui ne présentent quune largeur de 22 centimètres dans lesens des rayons, tandis que les meules ordinaires de l m 30 de diamètreont souvent 0 m 50 à 0 m 51.

Un fabricant de Vic-sur-Aisne, M. Damy fils, paraît sêtre particulière-ment occupé de cette question, et a pris un brevet dinvention de cinq ansle 21 février 1841, puis un brevet de perfectionnement le 31 janvier sui-vant, pouf lapplication de la ventilation au système de mouture dit à Van-glaise. Son idée consiste à établir, par des tuyaux convenablement re-courbés, une communication entre les surfaces travaillantes des meules,èt un ventilateur à palettes, placé à peu de distance au-dessous. Ce venti-lateur, aspirant de lair extérieur, le refoule dans les conduits, et deentre les meules, quil doit ainsi constamment maintenir fraîches. On peutalors, et on doit même fermer iarchure qui environne les meules, dunemanière complète. Une partie de lair se rend aussi dans les anches quireçoivent la mouture, au fur et à mesure quelle se dégage pour se rendreaux bluteries ou à la chambre du râteau.

Nous navons encore pu savoir positivement quels étaient les résultatsobtenus par linventeur au moyen de cette nouvelle disposition ; mais, entout cas, il annonce les avantages suivants:

1° Lévaporation de la farine nest pas aussi grande que dans les autresmoulins;

2° Le bénéfice peut être dun pour cent sur les produits ;

3° On peut bluter les farines immédiatement à la sortie des meules;

4° On peut faire moudre trois hectolitres de blé de plus à chaque pairede meules, par vingt-quatre heures, quon na lhabitude de le faire ordi-nairement, sans craindre réchauffement de la mouture;

5° On peut aussi moudre des blés ou des boulanges humides.

M. Corrège, mécanicien à Paris pour la construction des moulins, aaussi obtenu, le 15 février 1842, un brevet de cinq ans pour un appareilpropre à empêcher lévaporation des farines et la formation de la pâte dansles archures. Son système, mis en usage dans lusine de M. Changarnier ,paraît avoir de lanalogie, au moins quant au moyen de ventilation, aveccelui de M. Damy.

En elfet, lauteur fait, comme ce dernier, lapplication dun ventila-teur qui refoule de lair aspiré de lextérieur dans un large conduit, dil se distribue entre les meules. Les archures qui enveloppent celles-cisont aussi hermétiquement fermées, il évite, de cette sorte, réchauffementde la farine, et peut, dit-il, obtenir deux à trois pour cent de plus de pro-duits.

Mais M. Corrège ne se contente pas dempêcher lévaporation, il a aussicherché à absorber les gaz, les vapeurs alcooliques, qui se dégagent pen-dant la mouture, surtout dans certaines qualités de grains, ce qui occa-