4
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sionne des maladies graves aux rhabilleurs et aux garde-moulins. Il pro-pose à cet effet un tuyau vertical qu’il place sur l’archure même, et qu’ilélève jusqu’à un étage supérieur. Le vent chassé par le ventilateur dansles meules doit nécessairement faciliter l’échappement de ces gaz per-nicieux.
Quant au mécanisme proprement dit, il n’a pas été fait, depuis notrepremière publication, de changement remarquable ; on conçoit qu’il estdifficile aujourd’hui d’apporter de ce côté des améliorations, car, commeon a pu le voir par le moulin publié dans le i er volume de ce Recueil, il nelaisse rien à désirer sous ce rapport. Nous avons fait connaître les diffé-rents dispositifs adoptés, et nous avons dit que, pour la communicationde mouvement aux fers de meules, on employait généralement des engre-nages, mais que depuis peu cependant on faisait l’application des courroies.
Les nouveaux moulins que M. Darblay a fait monter à sa belle et grandeusine de Corbeil marchent ainsi par courroies. La satisfaction qu’il enéprouve, les bons effets que l’on a obtenus dans quelques autres établis-sements montés dans le môme genre, ont dû nous engager à publier denouveaux documents sur ce sujet. Malgré les inconvénients que nous avonssignalés dans notre première description, en comparant la transmissionpar courroies à celle par engrenages bien faits, nous devons le reconnaître,l’avantage de pouvoir obtenir plus sûrement des mouvements très-doux,et surtout celui de pouvoir débrayer à volonté une ou plusieurs paires demeules, sans être dans l’obligation d’arrêter le moteur, sont trop évidentspour que les courroies ne soient réellement prises en considération, etqu’on ne doive chercher à en répandre les applications.
DESCRIPTION DU MOULIN REPRÉSENTÉ SUR LA FIGURE D e
DE LA PLANCHE V e .
Sans entrer dans de nouveaux détails sur la construction entière d’unmoulin à l’anglaise, tel qu’on les établit aujourd’hui, nous croyons qu’ilsuffira de décrire les parties qui peuvent plus particulièrement intéresser,et qui ne sont pas semblables à celles du système qui a été suffisammentdétaillé dans notre r r volume.
L’application des courroies à faire marcher les meules, ne peut généra-lement pas simplifier le mécanisme d’un moulin, quel que soit d’ailleurs lesystème de moteur employé. 11 est évident que, dans la plupart des cas, lespremiers mouvements ne peuvent être autrement donnés que par des en-grenages, parce que, comme nous le ferons voir plus loin, la vitesse esttoujours trop faible pour permettre d’employer les courroies, à moins deleur donner des largeurs démesurées. On pourrait cependant, dans quel-ques circonstances assez rares, il est vrai, communiquer directement lemouvement de l’arbre moteur à ceux des meules par des poulies, dans le