MOULINS A BLE.
cas d’une turbine, par exemple, établie sur une chute assez grande pourque son axe fasse 100 à 120 révolutions par minute.
A Corbeil , M. Darblay a fait établir plusieurs turbines, du système deM.Fourneyron (1), lesquelles commandent chacune unesérie delO pairesde meules, qui sont placées sur deux rangs parallèles. Ainsi l’axe dechaque turbine, situé au milieu du bâtiment, porte ci son sommet, au-dessusdu rez-de-chaussée qu’il traverse, une roue d’angle qui commande unpignon semblable monté à l’extrémité d’un long arbre de couche en fonte,tel que celui A (fîg. l re ) ; cet arbre est composé de plusieurs parties, réu-nies par des manchons, et se trouve au milieu de l’espace entre les deuxappuis en pierre B, qui forment la base des beffrois du moulin. Chacunedes parties de l’arbre porte une roue d’angle C, à denture en bois, de 1”62de diamètre environ, qui engrène avec un pignon moitié plus petit D, àdents de fonte taillées.
Cette première communication de mouvement du moteur à l’arbre ver-tical E, est tellement combinée, qu’elle donne à cet arbre la vitesse mêmedes fers de meules. Ainsi, on sait que pour des moulins à l’anglaise, dontles meules ont l m 30 de diamètre extérieur, leur vitesse de régimeest réglée sur 120 révolutions par minute ; celle de l’arbre E est aussi de120 tours ; de sorte que les deux poulies F et F', qui sont ajustées sur cetarbre, au-dessus du pignon, sont exactement de même diamètre que cellesG G', qu’elles doivent commander. Ces dernières sont montées sur lesdeux axes verticaux et directement opposés II et H'. Elles ont toutes undiamètre égal à celui des meules, et une largeur d’environ 0“ 120. Ellessont en fonte, très-minces et très-légères, comparativement à leur dimen-sion ; elles sont aussi tournées avec soin et faiblement bombées sur leurcirconférence.
Les courroies qui enveloppent ces poulies, sur la moitié de la circonfé-rence, ont 10 à 11 centimètres de large, elles doivent être en bon cuir choisibien corroyé ; elles sont d’une longueur telle qu’elles peuvent ne pas êtretendues, mais au contraire, complètement lâches : par conséquent, pourqu’elles puissent réellement communiquer le mouvement, il faut fairepresser sur elles des poulies, ou rouleaux de tension, dont les chapesportent un contre-poids, par lequel on embraye ou on débraye avec la plusgrande rapidité.
Les poulies ayant l m 30 de diamètre extérieur, et devant faire 120révolutions par minute, on voit que leur vitesse à la circonférence est de
1” 30 X 3,1416 X 120 = 490 mètres par Ysoit 8“ 16 par 1"
Avec cette grande vitesse, les courroies n’ont pas besoin d’être fortement
(I) Ces turbines ont etc décrites dans la dernière livraison du tonte ie* de la Publication indus-trielle.