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l'UMLICATION !NI)UST lilELLE.
tendues, pour transmettre l’etfort à vaincre, sans glisser sur leurs poulies,malgré que cet effort peut quelquefois s’élever à plus de trois chevaux-vapeur. Aussi le contre-poids adapté au levier des rouleaux de tensionest-il extrêmement faible. Il n’en serait pas de même évidemment si, pourcommuniquer ce mouvement, on avait adapté sur les axes des meules despoulies beaucoup plus petites, et si on avait fait marcher l’arbre vertical Eà une vitesse sensiblement moindre.
La construction générale du moulin représenté sur la figure l re est nota-blement moins dispendieuse que celle de la disposition que nous ayonsdonnée dans le tome I er . Nous remarquerons que, d’une part, les pilastresou piédestaux en fonte du premier système sont ici remplacés par des pilesou appuis en pierres, sur lesquels reposent les colonnes en fonte J, quisont placées de chaque côté des fers de meules et sur la même ligne.
La charpente du beffroi des meules est simplement composée de plu-sieurs pièces de chêne K, formant des châssis, dont les côtés principaux seréunissent aux poutres transversales du bâtiment, et les autres sont sup-portés par les colonnes J ; ainsi les meules gisantes L sont nivelées par lesvis yerticales a, sur lesquelles elles reposent, et qui traversent l’épaisseurde la charpente, et centrées par des vis latérales b, taraudées dans deséquerres de fonte, également fixées sur celle-ci.
Quant aux systèmes de porter, de maintenir et de centrer les fers desmeules, ils sont exactement les mêmes que ceux déjà décrits, comme onpeut aisément le reconnaître par le dessin. Le moyen de soulager les meulesdu premier étage est aussi exactement semblable, comme encore celui deréunir le fer avec la meule courante ; nous n’avons donc pas à en parler.Nous devons faire remarquer toutefois que le récipient destiné à recevoirla mouture à la sortie des meules, et qui dans le premier système était cir-culaire, parce que la disposition même des meules était sur un beffroi po-lygonal, est remplacé, dans le moulin qui nous occupe, par des courroiessans fin c, de 20 à 24 centimètres de largeur, placées horizontalement surdes rouleaux cl, et qui amènent la boulange de toutes les meules, d’uneextrémité à l'autre du bâtiment, pour que de )à elle soit élevée dans leschambres de râteaux. Les rouleaux d n’existent qu’aux deux bouts de lachaîne; mais, pour que la bande supérieure, ou la partie du cuir sqrlaquelle tombe la mouture, reste suffisamment tendue, on a besoin deplacer immédiatement au-dessous une planche horizontale qui la soutient.Le tout est d’ailleurs renfermé exactement dans une boîte rectangulaireen bois mince. En regard de chaque paire de meules sont des anches quiconduisent la boulange sur les cuirs, et qui permettent aussi de la tâter etde la vérifier.
Avec cette disposition de recevoir la mouture au premier étage, de sou-lager les meules, de les rjgler comme dans le système décrit, sans êtreobligé de descendre au rez-de-chaussée, on a l’avantage de rendre la sur-veillance du garde-moulin plus facile, toutes les opérations sont plus réu-