MOULINS A BLÉ. T
nies, il se dérange et se fatigue moins. On conserve d’ailleurs, commenous l’avons dit, plus de propreté dans la partie inférieure de l’usine, oùse trouve la plus grande partie du mécanisme. On peut aussi disposer lesleviers et les châpes des rouleaux de tension des courroies, pour permettrede tendre ou de détendre celles-ci à volonté du premier plancher.
M. Darblay n’a pas cru devoir adopter entièrement cette disposition. Ila fait placer les courroies sans fin et leurs boites au rez-de-chaussée, à lahauteur des appuis; des anches en bois descendent alors de chaque pairede meule jusque vers ces boîtes. On tâte la mouture, on soulage et ondébraye ou on embraye les moulins du bas. Le rhabillage des meules et leversement du blé, se font au premier étage. Comme, dans un établisse-ment aussi important, il est obligé d’avoir un grand nombre d’employés,il peut leur faire faire à chacun un travail spécial, et alors celui qui estoccupé à rhabiller n’a pas autre chose à faire ; il en est de même de celuiqui est chargé de surveiller la mouture. Il pouvait donc être très-conve-nable , pour lui, de laisser le premier plancher entièrement libre autourdes meules ; mais dans des usines de trois, quatre à six paires de meules,les garde-moulins doivent alternativement faire les diverses manutentions.Il est évidemment plus essentiel de réunir le plus possible les moyensd’opérer.
Ces dispositions doivent nécessairement être soumises au meunier quiveut faire établir des moulins neufs, avant de commencer les travaux, puis-qu’elles peuvent être plus ou moins convenables, suivant la manière devoir ou d’opérer.
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