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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
1° Économie notable sur l’emploi de la pierre ;
2“ Économie de la puissance motrice, parce que les meules sont d’unpoids moindre, et qu’il y a diminution de frottement;
3° Réduction considérable de la chaleur que l’action des parties cen-trales des meules ordinaires communique à la boulange ;
4° Augmentation des produits obtenus dans un temps donné avec lamême force motrice.
Les premières expériences faites à l’ancien moulin de M. Gosme, prèsCoulommiers , paraissent avoir donné des résultats très-satisfaisants. Cepen-dant on a observé que les sons obtenus n’étaient pas larges, et on sait quedans la meunerie, c’est un point sur lequel les fabricants portent beaucoupd’attention. Mais cela pouvait tenir à l’état même des meules, qui n’étaientpas encore suffisamment en moulage. Toutefois un meunier fort capable,qui est, du reste, porté vers les améliorations, nous dit qu’il pensait que cetinconvénient pouvait aussi provenir de ce que le grain, qui, dans lesmeules ordinaires, est attaqué avec une vitesse peu considérable, compa-rativement à celle des surfaces qui achèvent la mouture, se trouve, aucontraire, brisé dans les nouvelles meules, bien plus rapidement; la vitesseest, en effet, au moins deux fois plus grande dans ces dernières, que dans0 m 30à0 m 35 de diamètre.
Nous avons essayé de représenter en coupe verticale, sur la fig. 2 dela pl. l re , cette disposition de meules annulaires. Elles se composent,comme nous venons de le dire, de carreaux en pierres meulières A,choisies, ayant environ 0 m 22 dans le sens du rayon, sur autant delargeur, et seulement 0 ,n 12 d’épaisseur. Les carreaux, préalablementdressés, sont ajustés dans des cuvettes circulaires en fonte B, qui sont per-cées, au fond, de plusieurs ouvertures par lesquelles on peut couler leplâtre pour les sceller, et au besoin, du plomb pour les équilibrer. Ellespeuvent aussi servir à les chasser lorsqu’il est nécessaire de les remplacer.
Leboîtard, qui, dans le système ordinaire, est un tambour scellé aucentre de la meule gisante, est ici fondu avec la cuvette inférieure. Iln’est autre qu’une espèce de moyeu C réuni à celle-ci par un croisillonà quatre branches, et contenant des coussinets que l’on peut serrer àvolonté par des vis de pression, pour régler au besoin, par le haut, laverticalité du fer de meule. L’espace vide, laissé entre ce boîtard et laparoi intérieure de la cuvette, est fermé par une plaque de tôle.
La cuvette supérieure, qui contient la meule mobile, est aussi fondueavec un croisillon à quatre branches, dont deux seulement forment la nilleet portent, à cet effet, les boutons a qui s’engagent dans les trous ména-gés aux extrémités de la traverse de fonte D, laquelle est fixée à nervuresur le bout du fer de meule, et remplace le manchon conique représentésur la fig. l re . Cette disposition que nous avons vue appliquée par M. Calla,dans le beau moulin que cet habile constructeur a monté il y a plusieurs