HYDRO-EXTRACTEURS.
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on fait glisser la courroie sur la 2 e poulie H', son pignon f, avec lequel elleest liée par le canon n', étant de même diamètre que la roue g', l’arbre lmarchera alors avec la vitesse de 400 tours, et, par suite, l’axe du tam-bour, qui tourne toujours deux fois plus vite, marchera avec celle de800 tours. Enfin, en faisant passer la courroie sur la poulie II 2 , la roue/ 2commandant un pignon moitié plus petit, transmettra à l’arbre l unevitesse de800 tours, et, par suite, à l’axe du tambour celle de 1,600 tours.
Il est aisé de voir que cette combinaison de mouvements par engre-nages , doit être vicieuse pour leur application dans une machine qui doitfonctionner avec une aussi grande rapidité, en exigeant un certain effort;les roues dentées, quelque bien faites qu’elles soient, font toujours unbruit désagréable, et comme elles sont toujours obligées de tourner,qu’elles commandent ou qu’elles ne commandent pas, elles doivent s’userassez promptement.
Pour faire passer la courroie d’une poulie à l’autre, on se sert d’undébrayage o, qui peut glisser parallèlement à lui-même sur une tige hori-zontale K, laquelle n’est autre que l’une des entretoises qui relient le bâtisau grand support J'. La queue du débrayage est filetée, pour former écrouà une vis de rappel L, engagée par ses extrémités dans les coussinets dubâtis et du support, et que l’on tourne à la main par la manivelle g. Il estévident qu’elle fait marcher le débrayage à droite ou à gauche, suivantqu’on la tourne dans un sens ou dans l’autre. Pour arrêter la machine, ondoit faire passer la courroie sur la poulie folle I ; mais, à cause de la rapi-dité avec laquelle le tambour est lancé et de la charge qu’il contient, sonmouvement continue encore un certain temps.
Cette machine ainsi montée, avec son bâtis en fonte, le tambour et sonenveloppe en cuivre rouge, a été vendue 2,000 fr. On en a construit surde plus petites dimensions pour 1,200 et 1,500 fr.
MACHINE A SÉCHER LA LAINE ET LE COTON, PAR M. LÀUBEREAU.
(FIGÜBES 4 ET 5. — PLANCHE 2.)
Le 9 septembre 1840, il a été délivré à M. Laubereau, ingénieur civil àParis , un brevet d invention de cinq ans, pour une machine que l’auteurnomme Ventilateur, propre à extraire l’eau de quatre pièces de drap à lafois, ou de tout autre pareil volume de laine ou de coton. Cette machinese compose de deux caisses ou boîtes à claire-voie, mobiles sur un axehorizontal, et contenant les matières filamenteuses, travaillées on non ,que l’on se propose de sécher. Il est aisé de voir par les figures 4 et 5, quireprésentent la partie essentielle de cet appareil, coupé horizontalementpar l’axe suivant la ligne 7-8, et verticalement, suivant la ligne 5-6, per-pendiculairement à cet axe, qu’il présente beaucoup d’analogie avec celuidéjà décrit et dessiné fig. 1 et 2.
A et A / sont les deux boites dans lesquelles on renferme les tissus; elles