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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sont à jour, à l’intérieur, du côté de l’axe moteur, pour donner entrée àl’air, comme à l’extérieur, sur la surface la plus éloignée, pour le laisseréchapper, et en même temps pour donner issue à l’eau qui tend à se déga-ger des étoffes pendant la rotation de l’arbre D, avec lequel les deux boîtessont rendues solidaires par le croisillon en fer C. Tout le système est ren-fermé dans une caisse en bois B, qui sert de chambre et de support à l’ap-pareil ; des traverses, boulonnées à l’extérieur, portent les coussinets enfonte E pour recevoir l’arbre J).
L’auteur a aussi cherché diverses combinaisons de mouvement pourfaire tourner cet arbre J) rapidement, soit par un moteur continu, soit àbras d’hommes. La plus simple est évidemment celle de deux petites pou-lies, F, F', l’une fixe et l’autre folle, que l’on fait communiquer directe-ment, avec une autre beaucoup plus grande montée sur l’arbre moteur.Mais, comme nous l’avons dit, il est difficile d’appliquer à un tel systèmeune vitesse considérable ; la plus grande que l’on ait atteinte est de 800 à900 révolutions par minute.
Cette machine établie sur différentes dimensions coûte 500 à 800 francs.
MACHINE A SÉCHER , PAR M. ROBINSON.
Une machine tout à fait semblable a été le sujet d’une patente prise enAngleterre, vers le commencement de l’année 1841, par M. Th. Robinson,et qui vient d’être décrite dans le Journal des Usines de M. Viollet. L’au-teur propose d’abord deux boîtes rectangulaires, qu’il rend mobiles autourd’un axe horizontal, comme dans l’appareil précédent; puis une espècede tambour cylindrique, composé à l’intérieur comme à l’extérieur d’unesuite de tiges ou barres rondes et parallèles, et divisé en quatre comparti-ments, dans lesquels on renferme également les matières mouillées. 11 estévident que ces appareils ont la plus grande analogie avec la premièremachine de M. Penzoldt.
Toutes les fois qu’il ne s’agit que d’essorer des étoffes provenant de ma-tières animales, comme les laines, par exemple, et qu’on ne tient pas à unséchage complet, mais seulement à un certain degré de moiteur, ces appa-reils peuvent convenir, parce que la vitesse de 800 à 900 tours par minute,qu’on peut pratiquement leur donner, est à peu près suffisante. Mais lors-qu’au contraire, il faut sécher des matières végétales, comme le coton, lelin, le chanvre, etc., dont les cellules ne sont pas composées de la mêmemanière, et qui, par suite, ne laissent pas échapper l’eau qu’elles peuventcontenir avec la même facilité que les premières, cette vitesse est bien loinde suffire, il faut au moins la doubler, et la tripler même, si l’on veut obte-nir un degré de séchage à peu près complet; c’est alors que ces appareilssont tout à fait insuffisants ; ils ne peuvent plus remplir le but ; il faut detoute nécessité avoir recours à des machines beaucoup plus énergiques.