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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
solidaire ; la roue M'tourne donc, ainsi que son axe et le pignon N, et parsuite la roue M, qui, à son tour, entraîne l’arbre J sur lequel elle est fixée.Celui-ci reçoit ainsi une vitesse beaucoup plus petite que celle donnée à lapoulie. II en est de même lorsque le manchon est embrayé avec la poulie L ;celle-ci devient fixe avec la douiile m; seulement, comme son mouvement esten sens contraire de celui de la précédente, l’arbre tourne aussi différemment.
Il est peut-être inutile d’observer que, lorsqu’on veut appliquer la ma-chine à tarauder des écrous, il faut alors remplacer la filière F et ses cous-sinets par un porte-système dans lequel s’ajustent les écrous, et à la placedu boulon on assujettit un taraud trempé.
AVANTAGES DE CETTE MACHINE.
Il n’est pas difficile de se convaincre, à première vue, des avantages queprésente une telle machine, avec coussinets tranchants, sur celles qui sontétablies avec des coussinets ordinaires. Nous pouvons les résumer ainsi :
1° Elle permet d’opérer beaucoup plus rapidement que les autres, parcequ’elle n’e.xige pas un aussi grand nombre de passes ;
2° Elle économise sur la force motrice employée ;
3° Elle peut tarauder des tiges plus fortes de diamètre;
4° Elle ne demande pas proportionnellement autant de coussinets, parceque les mêmes peuvent servir pour tarauder différentes grosseurs de tiges;
5° La matière n’étant pas sensiblement refoulée, le diamètre n’est pasaugmenté ; on peut donc d’avance être certain de la dimension que l’onveut obtenir.
Si, à ces avantages, nous ajoutons que son prix de revient ne s’élève qu’à1,000 et 1,200 fr., suivant ses dimensions, prix qui est de beaucoup infé-rieur à bien des machines à tarauder du système anglais , on comprendrasans peine qu’elle devra se répandre dans tous les établissements qui s’oc-cupent de construction. Elle peut être conduite par un homme avec faci-lité, sans exiger d’autre attention que d’embrayer et de débrayer à propos,et d’avoir le soin d’affûter les coussinets.
FILIÈRE A TROIS COUSSINETS, MARCHANT A LA MAIN,
PAU M. VVHITWORTH. (FIG. 4 EX 5. — PLANCHE 3.)
M. Decoster est peut-être l’un des premiers constructeurs qui ait faitusage en France des nouvelles filières à la main, disposées avec trois cous-sinets coupants, qui sont tout à fait analogues à celle de la machine quivient d’étre décrite. C’est probablement sur elles qu’il a eu l’idée d’établircette machine que quelques mécaniciens construisent en Angleterre, etdont plusieurs sont importées chez nous.
La filière représentée de face sur la (ig. 4, et en section par l’axe suivant