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Tome troisième.
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FILATURE DU LIN.

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fois dans mon brevet dinvention du 18 juillet 1810, et dans mes diversbrevets de perfectionnement , et, plus tard, dans la patente que mes asso-ciés, MM. C... et L..., prirent, sans ma participation, en Angleterre,en 1815, et dans celle qui me fut donnée par le gouvernement autrichienen 1816. »

«Ces actes authentiques contiennent, en outre, la description de toutesles machines et de tous les procédés au moyen desquels ces deux inven-tions primitives ont été exécutées. On chercherait vainement dans lesfabriques du continent et dans les fabriques anglaises quelque chosedessentiel à la filature du lin, et qui ne se trouve pas décrit dans cesactes (1).

« Mais je ne me suis pas borné à consigner mes inventions dans despatentes stériles; il ne sera pas nécessaire, pour en rendre lhonneur à laFrance , quun jour à venir quelque savant illustre consacre ses noblessoins à chercher dans mes divers brevets lidée mère de cette importante

(I) <i II est très-important de faire remarquer ici que lon ne doit pas rechercher, dans mon bre-vet dinvention du 18 juillet 18*0 et dans mes divers certificats de perfectionnement, un traité métho-dique de îa Hlature mécanique du lin. Tous mes procédés, ayant nécessairement être consignésdans ces divers actes à mesure que je les invenlais, sy trouvent rassemblés sans ordre, et la plu-part sy représentent plusieurs fois, dabord comme de simples aperçus ou des esquisses non encoresimples.

« il est plus important encore dobserver que cest daprès les brevets originaux quil faut jugermes inventions, et non daprès lextrait inséré dans la collection des brevets dinvention publiée parordre du gouvernement, et dans lequel mes inventions sont tellement mutilées, que lon ny trouvede mon invention fondamentale des étirages à série de peignes sans fin, que mes premiers essaisdans lesquels les peignes étaient attachés sur des bandes de cuir : ma construction définitive, celledes séries assemblées par des charnières, et décrite dans le certificat de perfectionnement du 28 juil-let *810, a été entièrement omise; cest cette omission qui a contribué, sans nul doute, à la lenteuravec laquelle la filature du lin sest propagée en France ( *).

(*) Tous les dossiers des brevets dinvention, de perfectionnement et dimportation, sontdéposés, dès leur expiration ou leur déchéance, aux archives du Conservatoire des arts et métiers , tout le inonde peut être admis à les consulter au besoin. Les dessins etles descriptions sont publiés successivement, mais sans examen préalable, et forment parannée deux ou trois gros volumes in-i° qui se trouvent dans un grand nombre de biblio-thèques et au secrétariat de toutes les préfectures. Souvent on supprime tout ou partie dutexle ou des dessins;et les figures, réduites à une très-petite échelle, ne rendent pas tou-jours la pensée de lauteur. Cest ce dont se plaint, non sans motif, M. de Girard, et aveclui peut-être dautres inventeurs.

II faut dire aussi que bien des auteurs ne fournissent pas avec leur demande une expli-cation , dune invention ou dun perfectionnement, suffisamment claire et précise, ou destracés assez corrects et assez intelligibles. Us ne sauraient cependant, dans leur intérêt, yapporter trop de soin; car souvent dune description bien faite, dun principe bien posé,dun dessin bien rendu, dépend lavenir de linvention la plus importante. On a vu desprocès perdus par des inventeurs, à cause de quelques phrases embrouillées, ou à doublesens, et ne faisant pas comprendre lidée réelle et principale de linvention. Nous ne par-lons ainsi que dans lintérêt des industriels, en général, mais non pas évidemment pourM. de Girard : nous nous empressons de reconnaître que ses dessins et scs descriplionssont dune lucidité parfaite, et que cet habile ingénieur était bien pénétré de ses pensées,en formant ses demandes de brevets.