CARDE POUR LES ÉTOUPES
EN USAGE
DANS LES FILATURES DE LIN ET DE CHANVRE,
Par M. FAÏKBA1M »E 1/E131IS,
ET CONSTRUITES EN FRANCE PAR M. DECOSTER, A PARIS ,
PAR M. SCIILUMBERGER, A GUEBWILLER ,
ET PAR PLUSIEURS AUTRES CONSTRUCTEURS FRANÇAIS .
(PLANCHES 5 ET 6.)
Si l’on doit à un ingénieur français , à M. de Girard, comme nous l’avonsdit, la création des machines actuelles propres à la filature du lin, on doitaussi aux constructeurs anglais les perfectionnements qui ont puissammentcontribué à la prospérité de la filature des étoupes, c’est-à-dire des déchetsqui proviennent du peignage du lin ou du chanvre.
On sait que, sortant de la peigneuse, les étoupes sont encore en masseplus ou moins mêlée dont les brins sont irréguliers. Les uns sont courts etlégers, les autres plus longs, plus forts, et encore bruts; on y rencontremême des nœuds.
11 faut donc avant tout démêler cette masse, corriger la trop grandeinégalité des brins, en brisant ceux qui sont trop longs, et suppléer aupeignage en achevant de diviser ceux qui sont unis; il faut enfin les redres-ser, les coucher à côté les uns des autres, et les ramener au parallélisme.Telle est la fonction des cardes employées dans la filature mécauique du linet du chanvre.
On distingue dans la fabrication deux espèces de cardes, qui, du reste,sous le rapport de la construction, sont tout à fait identiques.
Les premières, qu’on appelle grosses cardes , ou cardes briseuses, ontvéritablement pour objet de briser les filaments trop longs.
Lts secondes, nommées cardes fines, ne se distinguent que par la finessede leurs dents et par la différence de vitesse de leurs organes.
« C’est par les grosses cardes que l’opération commence. Ce n’est pour-tant pas, dit à ce sujet M. Coquelin, ce que l’on fait de mieux en filature,que de soumettre les étoupes aux cardes immédiatement après le peignageet sans autre préparation : il faudrait tout au moins les dégager de leurs
5
in..