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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

impuretés, telles que la poussière et la paille dont elles sont souvent char-gées, ce qui les rendrait plus légères. On a essayé, a ce sujet, plusieurssystèmes de battage, mais il paraît que jusquà présent on na rien obtenude parfaitement convenable.

« Ce serait une erreur de croire que ce travail revient aux cardes.Celles-ci doivent être, au contraire, hermétiquement fermées de toutesparts, de manière à conserver autant que possible tout quon leur livre;autrement elles disperseraient'les étoupes autant que la poussière et lapaille, et il en résulterait un déchet énorme, sans compter que le cardageserait plus mal exécuté. Il faudrait ainsi, dans certains cas, rendre auxétoupes la légèreté quelles ont perdue. Si on pouvait toujours les em-ployer au sortir même de la peigneuse, ce soin serait peut-être inutile, carcest un des résultats dun bon système de peignage, de fournir des étoupeslégères, que les dents des cardes puissent aisément attaquer. Mais fort sou-vent, avant de les mettre en œuvre, on les entasse dans des paniers ou dansdes sacs elles se serrent, deviennent compactes, se changent en boules,et il est très-difficile alors que les cardes produisent sur elles tout leur effet.Si on ajoute à cela quelles ne peuvent plus sétaler dune manière régu-lière sur le manteau des cardes, on comprendra quil doit résulter deun travail fort inégal, fort imparfait, et quelquefois même des engorge-ments dans les cylindres.

« Dans la filature de coton il y a deux machines, sans parler de quelquesautres moins importantes, qui nont pas dautre fonction que de préparerla matière pour le cardage. Cest dabord le batteur éplucheur, qui rend aucoton sa légèreté primitive, lorsquil sort des ballots il a été entassé, etqui le dégage en même temps, au moyen dun ventilateur, de toutes sesordures. Cest ensuite le batteur étaleur, qui dispose la matière en couchessymétriques, de manière à ce quon puisse létaler avec une régularité par-faite. Il faudrait quelque chose de semblable pour les étoupes de lin. A lavérité, ces travaux préparatoires sont ici moins rigoureusement néces-saires, soit parce que les filateurs de lin sont bien les maîtres de travaillerles étoupes à mesure quils les produisent, soit parce que les cardes à lin,nagissant pas de la même manière que les cardes à coton, nexigent pasabsolument la même précision dans la manière détaler. Il nest pas douteuxcependant que ces préparations ne soient toujours dun bon effet, et il fautespérer quon inventera quelque jour des machinés pour cet usage. Enattendant quelles existent, nos filateurs feront bien dy suppléer par desprocédés tels quels, que la pratique leur suggérera facilement.

« Supposons que les étoupes soient dans un état convenable. On les étalealors aussi régulièrement quil est possible sur le manteau placé derrièrela carde. Il y a, comme sur la table à étaler, un cuir sans fin (on em-ploie quelquefois une toile pour plus déconomie) qui entraîne constam-ment la matière jusquà lentrée des cylindres fournisseurs. Ceux-ci lasaisissent et la font entrer dans la machine.