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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
fixés par une nervure à demeure sur des douilles à embase e, qui sont ajustées sur l’abre de couche en fer forgé F, et qui sont aussi reliées entreelles par des tiges taraudées/. Pour maintenir la rigidité de cet arbre, demanière à éviter qu’il ne fléchisse ou qu’il ne vibre pendant le travail, cequi arriverait évidemment à cause de la grande charge qu’il supporte, on arapporté à son milieu une rondelle de fonte g, sur laquelle s’appuient lestiges précédentes. Cette disposition a permis de rendre le tambour le moinslourd possible, en réduisant l’épaisseur de l’enveloppe à moins de 15 mil-limètres, sans cependant craindre les effets de la vibration ou delà flexion.
Le tambour de bois consiste en une enveloppe cylindrique D' (fig. 4et 5), composée d’un grand nombre de petits segments en poirier ou encerisier juxtaposés et collés ensemble, de manière que les joints se croi-sent, puis tournés avec beaucoup de précaution sur un tour à chariot. Lors-qu’on a le soin de choisir du bois bien sec, préparé longtemps à l’avance,un tel cylindre n’est pas susceptible de travailler, et peut au contraire seconserver parfaitement exact. Dans la filature de coton, on fait beaucoupusage, et avec succès, de ce système de construction ; or, si les tamboursde bois y sont applicables, à plus forte raison pour les cardes à lin dans les-quelles les rapprochements des cylindres n’exigent pas autant d’exactitude.
Cette enveloppe en bois est montée sur trois croisillons légers en fonte E',qui sont alésés et directement ajustés sur l’arbre de couche principal F',par des nervures ou des clefs à demeure. Ainsi, par ce moyen, tout le tam-bour est évidemment moins lourd que le premier, quoique ayant les mêmesdimensions.
La construction est exactement la même pour la carde appelée briseur,comme pour celle qu’on nomme finisseur ; elles ne diffèrent réellemententre elles que par la garniture qui doit envelopper le cylindre sur touteson étendue.
Ainsi pour le briseur on se sert ordinairement de rubans de 0 m 055 delargeur, et portant des pointes inclinées, du n° 10 à 11 ; pour le finisseur,ce sont des rubans de même largeur, mais dont les pointes obliques sontdu n° 7. Ces numéros sont ceux du fil de fer qui est employé à la confec-tion des pointes. Ils conviennent, en général, pour toutes les étoupes delin susceptibles de se filer depuis les plus bas numéros jusqu’à 30 et 35.Au-dessus, il faudrait une garniture de quelques numéros plus fins. Lesétoupes de chanvre demanderaient, au contraire, des numéros plus forts, sur-tout pour les qualités inférieures. Généralement les cardes sont livréesnues par les constructeurs. Toutefois il est bon de faire connaître auxmonteurs et aux fabricants la pose de ces garnitures , qui, du reste, sontfort simples et ne demandent que de l’attention et des soins.
Les rubans sont fixés sur le tambour de fonte par des vis qui se taraudentdans des trous percés à l’avance, et à des distances convenables, sur toutela surface du cylindre. 1! faut, à cet effet, avoir le soin de graisser préala-blement celui-ci avec du suif pour empêcher la rouille qui pourrait dété-