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CARDE A ÉTOUPES.
riorer la garniture. Sur le tambour de bois, on emploie simplement desclous dits à tapissier, en suffisante quantité pour bien assujettir les rubans;il est évident que ce dernier mode est beaucoup plus facile et moins dis-pendieux ; il est bon de placer un papier huilé entre le cylindre et lesrubans : dans tous les cas, on doit graisser légèrement, et toujours avec dusuif, le dessous de ces derniers.
Au moment de la pose, on taille l’extrémité du ruban en pointe, et onl’arrèle fortement avec des vis et des clous sur le bord du tambour ; on donneau ruban une grande tension et on tourne le cylindre ; la tension cédant peuàpeu, le ruban s’enroule. Il est prudent de le serrer un peu, à chaque tour,par de faibles coups de marteau sur le côté, afin qu’il n’existe pas de vides.
Les tourillons de l’arbre du tambour sont mobiles, dans des coussinetsen bronze ajustés sur les milieux des deux côtés du bâtis principal. Lorsquele cylindre est en bois, comme le fait M. Decoster, ces tourillons sont prisdans le fer môme, et ne portent pas plus de 0“060 de diamètre; lorsqu’aucontraire, le cylindre est en fonte , comme dans les cardes anglaises, lestourillons sont pris dans les douilles qui embrassent l’arbre, et alors leurdiamètre est au moins de 0 m 092. Il en résulte qu’à égalité de travail et devitesse, ces cardes doivent consommer plus de puissance que celles deM. Decoster, par cela môme que le tambour est plus lourd, et que le dia-mètre de ces tourillons est aussi plus grand. Il est essentiel que les cous-sinets soient recouverts par un chapeau formant boîte à huile hermétique-ment fermée, afin qu’ils se trouvent constamment graissés et à l’abri de lapoussière.
Des cylindres fournisseurs ou alimentaires. Ces cylindres ne sontautres que des tringles de fer ii', tournées sur toute leur longueur au dia-mètre d’environ 0,065, et placées l’une au dessus de l’autre, à droite dutambour (fig. 1 et 8); elles sont garnies comme celui-ci, de rubans de 16 à17 millimètres de largeur, et dont les pointes sont du même numéro. Cescylindres tournent en sens contraire, comme le montrent les figures, et lespointes sont inclinées dans le sens opposé à leur marche relative. Ils doiventêtre aussi près que possible l’un de l’autre : toutefois, il faut faire en sorte queleurs pointes ne puissent pas se toucher. Ils doivent être également rap-prochés du gros tambour de l’épaisseur d’une feuille de fer-blanc donnantle n° 0 à la jauge du fil de fer. Pour qu’on puisse régler ce rapprochementavec toute l’exactitude désirable, les coussinets qui portent leurs tourillonssont assujettis dans les paliers à coulisse G, que l’on boulonne sur les côtésdu bâtis, et que l’on peut rappeler ou repousser à l’aide des vis de rappel h.
Dans la carde briseuse, on place, en avant des cylindres alimentaires, unetable divisée en deux parties par une barre de bois de 5 à 6 centimètres delargeur, afin que les deux nappes qui se détachent du peigneur se trouventbien séparées par devant. Cette table est munie, à ses deux extrémités, derouleaux portant deux toiles sans fin, divisées en compartiments de 0 m 50 à0 m 55, largeur de chaque toile. C’est dans cet espace qu’on étale les étoupes