MACHINES A CANNELER.
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des rainures sur des arbres ou des cylindres quelconques en fer ou enfonte ; mais alors ces cylindres ne doivent pas tourner sur eux-mêmes.
La petite machine qui sert à faire les cannelures sur les cylindres debois n’opère toujours que sur une faible longueur; l’outil est une fraise,animée d’un mouvement de rotation très-rapide. Le cylindre a d’ailleursune marche rectiligne alternative comme dans la première, et tourne aussi,à chaque course, d’une quantité correspondante à la division même descannelures, c’est-à-dire de 4/30 e ou de l/40 e de tour, si on veut avoir 30 à40 cannelures sur la circonférence des cylindres.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A CANNELER
LES CYLINDRES MÉTALLIQUES, REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. 1 A 18 DE LA PL. 7 .
La fig. l ro représente une élévation longitudinale de cette machine vuedu côté du mouvement principal.
La fig. 2 est un plan général vu en dessus, avec l’indication du cylindresur lequel on a commencé une première rainure.
La fig. 3 une projection latérale vue par le bout.
Et la fig. 4 une coupe verticale faite au milieu de la longueur, suivant laligne 1-2 du plan. Dans cette figure les pieds du banc sont supprimés.
Le bâtis de cette machine se compose, comme celui d’un tour parallèle,ou à chariot, d’un banc en fonte A, d’une seule pièce, dont les deux jumellessont, à leur base supérieure, dressées avec beaucoup de soin; l’une estdroite et horizontale, l’autre est angulaire et en creux. Ce banc se fixe, parses extrémités, sur deux pieds en fonte B, qui l’élèvent à la hauteur con-venable pour que le système travailleur se trouve à la portée de l’ouvrierchargé de la conduite de l’appareil.
Il sera facile de voir, en étudiant le dessin, que la construction entièrede cette machine repose sur les dispositions suivantes que nous décrironssuccessivement :
1° Du chariot horizontal, portant le cylindre à rainer ou à canneler;
2° Du mouvement combiné pour faire marcher ce chariot alternativementen avant et en arrière;
3° Du mode d’assujettir le cylindre, et de le faire tourner sur lui-même,à chaque course, d’une certaine quantité;
4° Enfin du porte-outil, et de l’outil propre à raboter.
Du chariot et de son modvement. Ce chariot est à peu près construitcomme ceux des machines à raboter dans lesquelles l’outil est fixe et lapièce mobile. Il se compose d’un châssis horizontal en fonte C, qui a plusde deux mètres de longueur, sur 0“ 31 de largeur seulement ; il est fonduavec des traverses b. Voy. la section verticale faite suivant la ligne 4-5(fig. 5). Au-dessous de ces traverses, est boulonnée par le milieu et sesextrémités, la crémaillère en fonte a, qui, comme on le verra plus bas, doitcommuniquer au chariot un mouvement rectiligne alternatif.