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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Sur l’un des longs côtés de ce chariot est pratiquée une rainure, à queued’hironde, dans laquelle sont ajustés les pieds des tiges verticales )\f et/ 2 ,qui ont pour objet de faire opérer le changement de direction du mouve-ment du chariot, et de faire mordre ou dégager l'outil : cette coulisse permetde régler exactement la position de ces tiges, de les rapprocher ou de lesécarter suivant la longueur du cylindre à rainer ou à canneler.
La crémaillère horizontale a est commandée par une roue droite dentéeD, qui, placée au centre de la machine, engrène à la fois avec elle et avecle pignon de fonte c, ajusté et fixé au milieu de l’axe horizontal en fonte d.Cet axe porte, à l’une de ses extrémités, une roue d’angle en fonte E, àdenture fine et large, pour que l’engrènement soit doux et se fasse sanschocs. Avec cette roue, dont le diamètre primitif est de0 m 50, engrènenten môme temps deux petits pignons d’angle F et F', qui n’ont pas plus de0 m 12 de diamètre; ainsi leur rapport avec la roue qu’ils doivent comman-der alternativement est de 12 à 50, ou un peu moins de 1 à 4. Ces deuxpignons sont ajustés sur le même axe H ; mais l’un, celui de gauche, est soli-daire avec cet axe, et l’autre libre au contraire, et peut tourner indépen-damment. Trois poulies G, G', G 2 d’égal diamètre, tournées et sans rebords,sont aussi ajustées vers l’un des bouts du même axe. Celle de droite estfixée sur lui; par conséquent, lorsqu’elle est embrassée parla courroiemotrice qui prend son mouvement de l’arbre de couche de l’établissement,elle entraîne l’axe dans sa rotation, et alors le pignon F, qui tourne commelui, commande la roue E, et la fait tourner dans un sens.
La poulie de gauche G' fait corps avec le pignon F', et se trouve commelui libre sur l’axe H, de sorte que quand la même courroie motrice se rendsur elle, cet axe n’est pas entraîné, le pignon F r commande directement laroue E, qui alors tourne en sens contraire. On conçoit donc qu’il suffit,pour faire changer la direction du mouvement, de faire passer la courroiede la poulie G sur la poulie G', et réciproquement ; c’est ce qui a lieu parla machine même, à l’aide de la fourchette k. La 3 e poulie G 2 , placée aumilieu des deux précédentes, et un peu plus étroite qu’elles, est tout à faitfolle sur l’axe, par conséquent elle ne sert qu’à interrompre complètementla marche du chariot et de tout l’appareil.
Deux supports de fonte I sont boulonnés sur le côté du banc pour rece-voir les tourillons de l’axe H, et en même temps la tringle horizontale/,placée au-dessus pour faire mouvoir à propos la fourchette d’embrayage k.Cette tringle porte une petite tige verticale à douille i, que l’on y fixe parune simple vis de pression, et qui traverse l’œil d’une pièce coudée en ferh, assujettie à la partie inférieure du petit axe vertical g. Ce dernier peutpivoter sur une crapaudine rapportée contre le banc, et dans un collierappliqué contre le côté de la chaise en fonte du porte-outils ; il est aussiarmé d’une espèce de double ressort g', formant fouche, et contre lesbranches antérieures duquel viennent butter alternativement les tiges oubultoirs / et f.