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Tome troisième.
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NOTICES INDUSTRIELLES.

SOUDURE DE LACIER FONDU AVEC LE FER.

M. Mariotte fait usage d'un procédé fort simple pour souder de lacierfondu avec du fer. Ce procédé consiste dans lemploi du grès réduit enpoudre fine. Il suffit den répandre surtout le contour de la partie à souder,après avoir chauffé les deux métaux superposés jusquau rouge noir; cettepoudre de grès se fond et forme une espèce de pâte sur toute la soudure.On forge ensuite les deux pièces adhérentes, comme si on forgeait unsimple morceau dacier fondu.

M. Mariotte a fait lapplication de ce procédé pour la grande collectionde tarauds, de filières et de coussinets quil a été chargé de confectionnerpour la marine royale. Les plus gros tarauds, qui portaient 9 et 10 centi-mètres de diamètre, ne pouvaient pas être tout en acier fondu, parce quilsauraient présenté plus de chance de casse, à la trempe ou au travail. Ceconstructeur composait le corps de ces tarauds en fer forgé, et il les enve-loppait de plusieurs lames dacier fondu quil ajustait préalablement dansle sens de la longueur, et à queue; ces lames avaient nécessairement plusdépaisseur que les filets nétaient profonds ; elles formaient, réunies, unesuite de douves sur toute la surface du cylindre, ce qui était beaucoup plussolide que si lon avait enveloppé le fer dune chemise dun seul morceau.Il présentait alors ces tarauds au feu ; mais, comme le fer était très-gros,et quil doit être chauffé plus fortement que lacier, il avait le soin de lechauffer le premier dabord jusquau cœur, puis il le garnissait de ses lamesdacier, en chauffant alors lentement et en saupoudrant toute la pièce degrès pilé très-fin.

Avec cette méthode le constructeur na manqué aucun taraud, et tousceux qui ont été livrés à la marine ont donné de bons résultats sans pré-senter aucune rupture.

On sait quil y a plusieurs années, un inventeur sest présenté dans lesateliers de construction pour offrir son procédé de souder lacier fonduavec le fer, moyennant une somme de 100 francs une fois payée. Ce pro-cédé, qui consiste à mélanger 5/6 de borax avec 1/6 dammoniac, dont onforme une pâte que lon couche sur la pièce, est évidemment plus dis-pendieux.

MOULIN A VENT SORIENTANT SEUL.

Ce moulin, établi par M. À. Durand, reçoit le vent par derrière, dispo-sition la plus convenable pour assurer lorientation. Les ailes, ou plutôtles voiles, changent de position en même temps que le vent, auquel len-semble de leur système reste constamment perpendiculaire; elles sontau nombre de six, dont chacune présente un triangle acutangle de l m 50