NOTICES INDUSTRIELLES.
SOUDURE DE L’ACIER FONDU AVEC LE FER.
M. Mariotte fait usage d'un procédé fort simple pour souder de l’acierfondu avec du fer. Ce procédé consiste dans l’emploi du grès réduit enpoudre fine. Il suffit d’en répandre surtout le contour de la partie à souder,après avoir chauffé les deux métaux superposés jusqu’au rouge noir; cettepoudre de grès se fond et forme une espèce de pâte sur toute la soudure.On forge ensuite les deux pièces adhérentes, comme si on forgeait unsimple morceau d’acier fondu.
M. Mariotte a fait l’application de ce procédé pour la grande collectionde tarauds, de filières et de coussinets qu’il a été chargé de confectionnerpour la marine royale. Les plus gros tarauds, qui portaient 9 et 10 centi-mètres de diamètre, ne pouvaient pas être tout en acier fondu, parce qu’ilsauraient présenté plus de chance de casse, à la trempe ou au travail. Ceconstructeur composait le corps de ces tarauds en fer forgé, et il les enve-loppait de plusieurs lames d’acier fondu qu’il ajustait préalablement dansle sens de la longueur, et à queue; ces lames avaient nécessairement plusd’épaisseur que les filets n’étaient profonds ; elles formaient, réunies, unesuite de douves sur toute la surface du cylindre, ce qui était beaucoup plussolide que si l’on avait enveloppé le fer d’une chemise d’un seul morceau.Il présentait alors ces tarauds au feu ; mais, comme le fer était très-gros,et qu’il doit être chauffé plus fortement que l’acier, il avait le soin de lechauffer le premier d’abord jusqu’au cœur, puis il le garnissait de ses lamesd’acier, en chauffant alors lentement et en saupoudrant toute la pièce degrès pilé très-fin.
Avec cette méthode le constructeur n’a manqué aucun taraud, et tousceux qui ont été livrés à la marine ont donné de bons résultats sans pré-senter aucune rupture.
On sait qu’il y a plusieurs années, un inventeur s’est présenté dans lesateliers de construction pour offrir son procédé de souder l’acier fonduavec le fer, moyennant une somme de 100 francs une fois payée. Ce pro-cédé, qui consiste à mélanger 5/6 de borax avec 1/6 d’ammoniac, dont onforme une pâte que l’on couche sur la pièce, est évidemment plus dis-pendieux.
MOULIN A VENT S’ORIENTANT SEUL.
Ce moulin, établi par M. À. Durand, reçoit le vent par derrière, dispo-sition la plus convenable pour assurer l’orientation. Les ailes, ou plutôtles voiles, changent de position en même temps que le vent, auquel l’en-semble de leur système reste constamment perpendiculaire; elles sontau nombre de six, dont chacune présente un triangle acutangle de l m 50