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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de base sur 2 m 50 de hauteur, et lenvergure totale est de 6 1 " 90. Les toilessont attachées comme les voiles de vaisseau, et fortement tendues dans tousles sens. Dès lors elles ne forment aucun pli qui s'oppose au glissement duvent. La vitesse de lappareil peut être réglée à volonté, parce quelledépend dun contre-poids dont on proportienne la masse à la rapidité quelon veut donner à la machine.

Un moulin de ce genre, établi à Villejuif , a élevé, par un vent moyen,dune profondeur de 15 mètres, 180 litres deau par minute. 11 a déjàfourni un service régulier pendant plus de cinq années, et a supporté sansavaries des coups de vent qui ont cependant occasionné ailleurs dessinistres.

M. Lassie, de Bordeaux , capitaine de navire, a demandé, dans le cou-rant de 1836, un brevet dinvention de cinq ans pour un appareil de mêmegenre, pouvant se gouverner lui-même, et recueillir le maximum possiblede la force du vent. Ce moulin, dont la tour est en fer et complètement àjour, dispense aussi de toute surveillance, et se règle constamment sousson maximum dentoilure.

On ne saurait trop sintéresser à ces sortes dappareils qui, en agricul-ture surtout, peuvent être très-avantageux.

MACHINE PROPRE A FAIRE LES CLOUS DES FERS A CHEVAL,

M. Gustave Christian, ingénieur dune capacité vraiment particulièrepour la mécanique, a établi une machine fort ingénieuse pour la fabri-cation des clous qui sont destinés à fixer les fers à cheval. Ces clous sont,comme on le sait, dune forme tout à fait différente de ceux en usage danslindustrie, ils présentent une grande longueur de tige, à section rec-tangulaire, et une forte tête pyramidale : jusquà présent on les a fabri-qués à la main, et un forgeron fort habile peut en faire 50 à 60 par heure.

Lauteur a eu lidée de forger ces clous au mouton, à chaud, et par unseul coup de balancier. Le principe de sa machine repose sur un phéno-mène assez curieux et quil a répété souvent avant de la mettre à exécu-tion , pour bien se rendre compte des effets quil obtiendrait :

Si lon perce un trou très-petit au centre dune enclume ou dun marteau,et quon vienne présenter à lentrée préalablement évidée un petit cylindrede fer chauffé au rouge blanc, tout ce fer passe après le choc dans la petiteouverture. Il obtient ainsi des clous très-doux, dune malléabilité extrême,et avec les dispositions quil a adoptées pour couper le métal, le présenter àlaction du mouton, et chasser le clou, il peut en confectionner 15 à 20 foisplus que le forgeron, et au lieu de faire comme celui-ci 15 à 16 pour centde déchets, il nen fait pas plus de 3 à 4 pour cent. Comme cette machinepeut être applicable dans dautres circonstances, elle mérite dêtre réelle-ment connue.