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MACHINES LOCOMOTIVES.
foyer, comme il est indiqué par la ligne n n' sur le dessin fig. l re ; il est im-portant que ce niveau ne s’abaisse jamais au point de laisser cette paroi àdécouvert.Ge niveau est indiqué, d’abord, par un tube en cristal ajusté dansdeux boîtes de cuivre munies de robinets et rapportées sur la paroi anté-rieure de la chaudière, comme dans les fourneaux de chaudières fixes.Pour plus de sûreté on adapte aussi sur la chaudière, à la portée du con-ducteur, trois petits robinets dont l’un, celui du milieu, est exactement àla hauteur de la ligne ordinaire nn f ; le 2 S est un peu plus élevé, et parconséquent doit donner de la vapeur lorsqu’on l’ouvre, et le 3 e se pose au-dessous de la ligne, et doit toujours donner de l’eau. Dans plusieurslocomotives, on a adapté sur la partie supérieure de la boîte à feu un petitbouchon fusible , qui est destiné à avertir le conducteur, en cas de négli-gence, que le niveau de l’eau est trop bas, et à prévenir, par suite, unaccident, parce qu’en se fondant, dès que la plaque s’échauffe, il donneissue à l’eau et à la vapeur qui se projettent sur le combustible.
Des appareils de sûreté. ■— Les chaudières de locomotives, commetoutes les chaudières à vapeur, doivent toujours être munies de deuxsoupapes de sûreté ; seulement dans les machines fixes, ces soupapes sontchargées par des leviers à contre-poids, tandis que, dans les premières, ellessont pressées par des leviers à ressorts ou même directement par desressorts: souvent aussi elles sont accompagnées de rondelles fusibles.
Dans la Gironde , on voit en i' l’une des soupapes de sûreté qui est deforme conique, et ajustée sur un siège en cuivre h', ouvert à son centre, maisportant cependant un croisillon à deux branches qui sert de guide à la tigede la soupape ; il est boulonné sur une plaque horizontale qui est renferméedans l’intérieur du dôme en cuivre K, fig. l re ; un ressort à boudin j, serréentre deux rondelles, exerce sur cette soupape la pression qui doit faireéquilibre à la tension de la vapeur formée dans la chaudière ; pour cela ilest bandé, par avance, au degré convenable, au moyen d’une traverse ket de deux petites tiges verticales taraudées. Nous croyons qu’il serait préfé-rable de remplacer tous ces ressorts par des leviers et des balances, commela compagnie de Versailles et de Saint-Germain l’a fait faire à toutes lesmachines qui avaient des soupapes de ce genre. Dans un grand nombrede cas, au lieu de ressorts en fil d’acier rond , comme celui-ci, les cons-tructeurs ont appliqué des ressorts méplats superposés de telle sorte queles parties concaves se regardent; on règle également leur élasticité pardes boulons à écrous.
Cette soupape, étant entièrement renfermée, ne peut être évidemmentà la disposition du mécanicien pendant la marche ; mais il y en a une toutà fait semblable, qui se place sur l’arrière, et qui n’a pas été indiquée surle dessin. Pour qu’elle soit variable, on la met généralement à levier, c’est-à-dire, qu’on accroche sa tige à une espèce de balancier ayant, d’un côté,un point fixe, et étant, de l'autre, tiré par un ressort à boudin qui est ren-fermé dans une petite boîte métallique fixée sur la chaudière par un boulon.
MM. Schneider ont, en outre, appliqué sur la chaudière une rondelle