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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
fusible i, comme celles qui sont en usage dans les machines fixes. Cetterondelle, qui doit fondre à un degré de température correspondant à unepression un peu plus élevée que celle à laquelle la locomotive doit marcher,est ajustée dans une tubulure en cuivre h, qui est munie d’un robinet, quel’on pourrait fermer immédiatement pour ne pas laisser, en cas de fusion,échapper toute la vapeur ; une grille en fonte, formant couvercle, empêchela rondelle de se déformer.
Un sifflet est encore appliqué vers l’extrémité de la chaudière, à la portéedu conducteur , pour qu’il puisse avertir à propos de l’arrivée ou du pas-sage du convoi. Tout le monde sait que ce petit appareil consiste à fairesortir de la vapeur par une issue circulaire extrêmement étroite, et qui,venant frapper sur le bord d’une espèce de clochette, produit ce sifflementaigu que l’on peut entendre à plus d’une demi-lieue.
Vers le milieu de la partie supérieure de la chaudière est un troud’homme G, qui permet d’y entrer pour nettoyer l’intérieur, pour visiterou réparer des tubes. Il est généralement de forme elliptique ou circulaire,et fermé par un couvercle de même force, que l’on boulonne sur la bridede la tubulure. Une cloche en cuivre mince, appuyée sur l’enveloppe de lachaudière, le recouvre entièrement, pour éviter le refroidissement de lavapeur; et à sa partie inférieure, sur le devant du foyer, sont ordinai-rement deux robinets, qui servent à donner l’écoulement à l’eau lorsqu’onveut nettoyer la chaudière.
On ménage aussi souvent, sur l’enveloppe extérieure de la boîte à feu,deux trous fermés, que l’on ouvre au besoin pour débarrasser la chaudièredu sédiment qu’elle pourrait contenir.
De la boite a fumée et de la cheminée. — Le compartiment auquelon a donné le nom de boîte à cylindres ou boîte à fumée, se trouve à l’ex-trémité de la chaudière, à l’avant de la machine. Cette boîte est complè-tement en tôle. Sa partie inférieure H renferme les deux cylindres à vapeur,qui se trouvent ainsi garantis du contact de l’air extérieur, et maintenus àune température élevée. La paroi verticale qui la sépare de la chaudièreest percée de trous pour recevoir les tubes, et, à cet effet, elle doit êtreépaisse, tandis que toutes les autres parties sont en feuilles minces de 5 àC millimètres au plus.
Cette boîte est fermée de toutes parts; cependant on ménage ordinaire-ment vers le fond, au-dessous des cylindres, une ou deux petites ouver-tures pour vider les cendres, et que l’on ferme par des portes en tôle. Surla face verticale antérieure H', est une large ouverture que l’on ferme éga-lement par une porte en tôle, et qui sert à visiter les boîtes à tiroir, ou aubesoin à nettoyer et à réparer les tubes.
Sur le sommet se rapporte la cheminée en tôle I, dont le diamètre inté-rieur est de 0 ra 3i, et sa hauteur au-dessus de la chaudière de 2 mètres. Elleest fixée à sa base par une cornière circulaire rivée sur la boîte à fumée, etentourée d’une chemise en forme de base de colonne ; son extrémité estévasée, pour diminuer le bruit que produit l’échappement de la vapeur