PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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mouvement de la machine que dépend, comme on le verra plus loin; la duréede l’introduction de la vapeur dans les cylindres, et par suite aussi la durée del’interruption, pendant laquelle la vapeur agit par expansion ou à détente.
Dans les locomotives comme dans les machines fixes construites jus-qu’ici , on donnait très-peu de recouvrement aux tiroirs de distribution,leurs semelles saillissaient fort peu, en général, les deux bords des lu-mières. En se rendant compte des effets qu’il peut produire, on a été amenéà les augmenter successivement. M. Clapeyron qui, depuis qu’il est attachéau chemin de fer de Saint-Germain , a constamment cherché à améliorerla fonction des machines, est le premier ingénieur en France , qui ait cher-ché à donner aux tiroirs de distribution des dimensions et des positionstelles à pouvoir obtenir jusqu’à 1/3 de détente, sans changer d’ailleursleur position ni celle des excentriques qui les font mouvoir.
Jusqu’à présent on a toujours placé, dans ces appareils de locomotion,les boîtes de distribution et leurs tiroirs immédiatement au-dessus descylindres à vapeur qui ont le plus ordinairement leur axe horizontal, etquelquefois légèrement incliné. Cette disposition semble la plus naturelleet la plus commode pour l’ajustement des tiroirs. Cependant, il y a peu detemps, M. R. Stephenson, qui ne cesse d’apporter des améliorations dansla construction de ces machines, a proposé de placer les boîtes sur le côtéentre les deux cylindres à vapeur, aün d’arriver de cette sorte à communi-quer le mouvement aux tiroirs directement par les tiges ou tirants d’excen-triques. C’est ainsi que M. Pauwels a construit dernièrement plusieurs lo-comotives pour le gouvernement. Ces tiroirs sont dans des plans tout à faitverticaux ; mais comme leurs boîtes laissent entre elles très-peu de place,ce qui ne permet pas de les visiter facilement, M. Stephenson vient de pro-poser de les disposer dans des directions inclinées, de manière que leursplans forment entre eux un certain angle, au lieu d’être parallèles.
Plusieurs constructeurs ont, en origine, appliqué deux tiroirs sur chaquecylindre, afin d’avoir les conduits de vapeur r, r' plus courts, et d’écono-miser ainsi une légère perte de vapeur, qui a lieu à chaque coup de piston ;ce faible avantage, qui pourrait être appréciable dans les machines à grandecourse, est à peu près perdu ici par l’augmentation de frottement qu’ilsproduisent sur leur siège ; ils compliquent le mécanisme et exigent plus detemps à mettre en place et à régler.
Des cïLindres a vapeur et de leurs pistons. — Les machines loco-motives sont et doivent toujours être à deux cylindres, pour avoir unemarche régulière. Elles ne peuvent évidemment pas porter de volant etcependant elles ont, comme toutes les machines à piston, des points-mortsà chaque extrémité de la course ; il est vrai que les roues motrices aux-quelles la puissance est transmise peuvent jusqu’à un certain point entenir lieu, mais elles ne sont pas suffisantes. Dans les puissants appareilsque MM. Tourasse et Haléry, de Lyon , ont proposés, pour la remorquedes marchandises sur des rampes rapides, ils mettraient au besoin un troi-