MACHINES LOCOMOTIVES.
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sième cylindre verticalement sur la chaudière, qui transmettrait la puissanceà deux roues additionnelles, afin d’augmenter l’adhérence sur les rails. Laprise de vapeur de ce cylindre serait d’ailleurs indépendante de celle desdeux autres, de manière à supprimer à volonté son action toutes les foisqu’elle ne serait pas nécessaire.
Les premiers cylindres à vapeur appliqués à la Gironde , par MM. Schnei-der, étaient alésés à 0 m 33 de diamètre; ils ne marchaient pas alors parexpansion, mais M. Clapeyron , voulant faire marcher cette machine avec untiers de détente, a dû faire par suite augmenter ce diamètre afin d’utiliserle pouvoir vaporisant de la chaudière ; de sorte qu’ils sont actuellementremplacés par deux autres Q, qui portent 0 m 38 de diamètre intérieur.
Ces cylindres sont dans une direction horizontale et fermés, à chaqueextrémité, très-hermétiquement, d’un côté, par le couvercle en fonte Q',qui est exactement tourné à son diamètre et qu’on peut démonter au besoinpour introduire ou retirer le piston. On y adapte assez généralement unepetite boîte à graisse qui communique avec l’intérieur du cylindre. L’autreextrémité est fermée par un couvercle Q 2 , en fonte, comme le premier, maistourné à un diamètre moindre, parce qu’il n’est pas nécessaire de sortir lepiston par ce bout. 11 forme,à son centre,boîte à étoupes qui donne le passageà la tige du piston, et la liberté de se mouvoir, sans laisser perdre la vapeur.
Entre les deux lumières r et /, qui donnent entrée à la vapeur à chaqueextrémilé du cylindre, alternativement à droite et à gauche du piston, estménagée une troisième ouverture très-large r 2 , par laquelle la vapeur quia produit son action sur celui-ci, peut trouver issue, et s’écouler dans letuyau d’échappement X.
Le corps des pistons P est en fonte, tourné avec beaucoup de soin etportant un couvercle qui est également en fonte tourné ; leur garniture esttoujours métallique, elle peut être à segments et à ressorts comme dansles machines fixes, ou composée de deux ou trois cercles en bronze, enacier ou en fonte, coupés en un point, et fermés chacun par un coin querepousse un ressort méplat. La construction de celui qui est représenté enélévation de face et en coupe verticale sur les fig. 5 et 6 de la pl. 9, estdeM. Goussard, mécanicien recommandable et chef d’atelier aux cheminsde fer de Saint-Germain et de Versailles ; il est appliqué depuis quelquetemps dans plusieurs locomotives qui fonctionnent sur ces lignes. Comme
11 est particulier, et qu’il présente réellement de l’avantage, nous avonscru utile d’en faire un détail tout spécial.
Dans ce piston la tige P', qui est en fer, est forgée avec trois bras àoreilles o traversées par des boulons à écrous, qui réunissent les deux pla-teaux parallèles en fonte o', lesquels, après être dressés, n’ont pas plus de
12 millim. d épaisseur. Entre ces deux plateaux sont placés deux cercles o 2superposes, portant une nervure ou saillie intérieure, et composés chacunde 3 h 4 segments, qui laissent entre eux un faible jeu. Une large bagueconique intérieure o 3 , formant l’office de coin, est destinée à repousser