PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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constamment ces segments du centre à la circonférence, afin de faire coïn-cider leur surface intérieure avec le paroi intérieure du cylindre. A ceteffet six ressorts à boudin o 4 , en fil d’acier trempé, sont ajustés sur desgoujons cylindriques fixés entre les deux plateaux et tendent, en s’ou-vrant , à remonter la bague conique de droite à gauche. Celle-ci, portant àla fois surtout le contour intérieur des segments des deux cercles, tendpar cela même à les écarter simultanément; on a dù, pour cela, avoir lesoin de laisser un peu de jeu dans les trous des oreilles qui sont venues defonte avec la bague.
Pour que les segments ne laissent pas perdre de vapeur entre leursjoints, on rapporte préalablement de petites platines o 5 , qui y sont ajustéesà queue d’hironde. La clavette qui est adaptée à l’extrémité de la tige n’apour objet que de retenir la platine du fond, lorsqu’on desserre les bou-lons qui réunissent celle-ci avec la seconde ; elle ne fatigue évidemmentpas, comme celle d’un autre piston.
Ce genre de piston est d’une construction facile, par cela même quetoutes les pièces qui le composent peuvent être travaillées sur le tour; ila l’avantage d’être proportionnellement plus léger que la plupart de ceuxque l’on emploie, et peut s’appliquer avec avantage et souvent même avecéconomie dans les machines fixes.
Les stuffing-box des cylindres à vapeur peuvent être construits de lamême manière, comme nous l’avons indiqué sur le détail, fig. 6; lesgarnitures, étant alors entièrement métalliques, peuvent se conserver beau-coup plus longtemps que celles à étoupes, et consommer moins d’huileou de graisse. MM. Meyer et compagnie, de Mulhouse , ont ainsi construitun grand nombre de machines à vapeur avec des garnitures métalliques,et ils s’en trouvent très-bien. Il est évident qu’avec de telles garnitures, onpeut entretenir la machine dans un plus grand état de propreté.
Pour que les pistons marchent dans une direction parfaitement recti-ligne et correspondante à l’axe de leurs cylindres, et que leurs tiges neforcent pas les garnitures qu’elles traversent, il faut qu’elles soient con-stamment guidées dans leur mouvement. A cet effet, on a le soin de rap-porter, de chaque côté, des glissières méplates en fer forgé s' (fig. 2), biendressées sur leur face intérieure, et boulonnées contre les traverses A 2 .Entre ces glissières marchent des coulisseaux en fonte et à section rectan-gulaire qui sont reliés aux tiges de piston par les axes en fer à l’extré-mité duquel ils sont fixés.
TRANSMISSION DE MOUVEMENT DES PISTONS
AUX BOUES PRINCIPALES.
Des bielles et de l’essieu coudé. — Les tiges de chaque piston sontou en fer forgé ou en acier; dans ce dernier cas elles ne portent ordinaire-ment que 40 à 50 millimètres de diamètre. Leur extrémité opposée à celledu piston est ajustée dans une douille en fer s , qui est alésée à cet effet,