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Tome troisième.
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MACHINES LOCOMOTIVES*

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et qui sert à la réunir avec la tète de la bielle. Cette douille fait corps avecune patte verticale r z , à laquelle sadapte la tige du piston de la pompealimentaire, qui reçoit ainsi un mouvement rectiligne correspondant àcelui du piston à vapeur. Elle sassemble sur laxe en fer, au milieu duquelsont ajustés les deux coussinets en bronze qui appartiennent à la tête de labielle en fer forgé P 2 , et qui y sont retenues au moyen dune chape oudune bride en fer, à clavettes. Dans plusieurs machines on alèse lintérieurde ces coussinets sphériques, afin de former rotule pour soulager la bielledans les mouvements de torsion qui sont produits sur cet assemblage parles inclinaisons inégales que la pose imparfaite du railway fait subir à laxecoudé.

Lautre extrémité de chaque bielle sassemble avec le coude correspondantde larbre moteur S, par une paire de coussinets en bronze qui sont égale-ment retenus par une chape ou bride en fer à clavettes. Comme il est de laplus grande importance déviter que celles-ci ne se desserrent pendant lamarche de lappareil, parce quil peut en résulter des inconvénients très-graves, des constructeurs ont la précaution non-seulement douvrir lesclavettes au plus petit bout, et dy chasser un coin, mais encore de les ser-rer sur le côté par des vis de pression. M. Sfephenson fait ordinairementtarauder lextrémité de la clavette quil prolonge, à cet effet, et la tientliée par deux écrous au coude quil ménage à la contre-clavette. Cette dis-position , adoptée par plusieurs mécaniciens dans les machines fixes, névitecependant pas, pour les locomotives , les vis de pression quil est toujoursprudent dappliquer. MM. Scharp et Roberts ont conçu une disposition quidevrait être généralement préférée, si elle ne rendait la tête plus lourde, cequi a linconvénient duser rapidement le côté supérieur des coussinets. Ilsassemblent la bride avec le corps de la bielle par deux petites platines enacier à queue dhironde, et le tout est traversé par un boulon, de sortequelles ne forment plus quune seule pièce ; la clavette de serrage est, enoutre, retenue par trois vis de pression.

Les coussinets, dans cette extrémité de la bielle, doivent être aussi sphé-riques intérieurement, et les tourillons correspondants de lessieu coudéont cette forme, afin de lui permettre un léger mouvement dans tous lessens, et déviter, comme nous venons de le dire, les inégalités de torsionautant que possible.

Laxe ou lessieu coudé dune locomotive est lune des pièces qui fati-guent le plus, et qui exigent dans la confection le plus de soins et datten-tion de la part du constructeur, I! doit être en bon fer, dur, bien dense,et parfaitement corroyé. Les deux coudes ou manivelles auxquels sassem-blent les têtes de bielles sont exactement placés à angle droit; leur lon-gueur est généralement comprise entre 0 19 et 0 m 23 mesurée de centreen centre; on en a cependant fait de plus courts : dans la Gironde , le rayondes manivelles est de 0 m 230, ce qui donne aux pistons une course de 0 m 4-60,

Cet axe est tourné dans toute sa longueur ; }es parties évidées des coudes