MACHINES LOCOMOTIVES*
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et qui sert à la réunir avec la tète de la bielle. Cette douille fait corps avecune patte verticale r z , à laquelle s’adapte la tige du piston de la pompealimentaire, qui reçoit ainsi un mouvement rectiligne correspondant àcelui du piston à vapeur. Elle s’assemble sur l’axe en fer, au milieu duquelsont ajustés les deux coussinets en bronze qui appartiennent à la tête de labielle en fer forgé P 2 , et qui y sont retenues au moyen d’une chape oud’une bride en fer, à clavettes. Dans plusieurs machines on alèse l’intérieurde ces coussinets sphériques, afin de former rotule pour soulager la bielledans les mouvements de torsion qui sont produits sur cet assemblage parles inclinaisons inégales que la pose imparfaite du railway fait subir à l’axecoudé.
L’autre extrémité de chaque bielle s’assemble avec le coude correspondantde l’arbre moteur S, par une paire de coussinets en bronze qui sont égale-ment retenus par une chape ou bride en fer à clavettes. Comme il est de laplus grande importance d’éviter que celles-ci ne se desserrent pendant lamarche de l’appareil, parce qu’il peut en résulter des inconvénients très-graves, des constructeurs ont la précaution non-seulement d’ouvrir lesclavettes au plus petit bout, et d’y chasser un coin, mais encore de les ser-rer sur le côté par des vis de pression. M. Sfephenson fait ordinairementtarauder l’extrémité de la clavette qu’il prolonge, à cet effet, et la tientliée par deux écrous au coude qu’il ménage à la contre-clavette. Cette dis-position , adoptée par plusieurs mécaniciens dans les machines fixes, n’évitecependant pas, pour les locomotives , les vis de pression qu’il est toujoursprudent d’appliquer. MM. Scharp et Roberts ont conçu une disposition quidevrait être généralement préférée, si elle ne rendait la tête plus lourde, cequi a l’inconvénient d’user rapidement le côté supérieur des coussinets. Ilsassemblent la bride avec le corps de la bielle par deux petites platines enacier à queue d’hironde, et le tout est traversé par un boulon, de sortequ’elles ne forment plus qu’une seule pièce ; la clavette de serrage est, enoutre, retenue par trois vis de pression.
Les coussinets, dans cette extrémité de la bielle, doivent être aussi sphé-riques intérieurement, et les tourillons correspondants de l’essieu coudéont cette forme, afin de lui permettre un léger mouvement dans tous lessens, et d’éviter, comme nous venons de le dire, les inégalités de torsionautant que possible.
L’axe ou l’essieu coudé d’une locomotive est l’une des pièces qui fati-guent le plus, et qui exigent dans la confection le plus de soins et d’atten-tion de la part du constructeur, I! doit être en bon fer, dur, bien dense,et parfaitement corroyé. Les deux coudes ou manivelles auxquels s’assem-blent les têtes de bielles sont exactement placés à angle droit; leur lon-gueur est généralement comprise entre 0“ 19 et 0 m 23 mesurée de centreen centre; on en a cependant fait de plus courts : dans la Gironde , le rayondes manivelles est de 0 m 230, ce qui donne aux pistons une course de 0 m 4-60,
Cet axe est tourné dans toute sa longueur ; }es parties évidées des coudes