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Tome troisième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

plein de vapeur, à 2,75 atmosphères de pression effective. Leffet de cetterésistance a pour mesure la pression à chaque instant multipliée par lechemin parcouru par le piston, et, dans le cas déjà cité, le piston a par-couru 3/10 de sa course avant dêtre débarrassé de cette pression en excès ;et en calculant la résistance moyenne produite, on trouve quelle corres-pond à plus de l/à datmosphère.

« A de grandes vitesses, la résistance produite par les lumières déchap-pement est donc fort considérable.

« Cest pour diminuer cette résistance que lon donne de lavance autiroir; léchappement dure le même temps, mais, au commencement,la pression quil maintient est employée à agir dans un sens convenable surle piston ; et quand celui-ci revient, louverture déchappement est déjàgrande, la vapeur est en partie détendue, et elle ne se maintient que pen-dant une fraction beaucoup moins grande de la course du piston. »

Pour éviter, au moins en grande partie, la contre-vapeur, on donne, enmême temps que lavance, plus ou moins de recouvrement au tiroir; cerecouvrement, permettant dintercepter plus tôt la vapeur, diminue la quan-tité consommée. On évite ainsi linconvénient, et, daprès les dispositionsde M. Clapeyron , on trouve de lavantage à donner du recouvrement àlintérieur comme à lextérieur. Le recouvrement intérieur a pour effetdempêcher la vapeur de séchapper trop tôt et dutiliser par toute saforce expansive. On a remarqué que léchappement qui a lieu sous un anglede 25° est le plus convenable. Aussi ajoute-t-on du recouvrement jusquàce que le rayon de la manivelle fasse avec lhorizon cet angle de 25° aumoment le dégagement commence.

Pour bien se rendre compte des effets qui résultent de lavance et desrecouvrements du tiroir dans les machines locomotives, nous avons penséquil serait intéressant de représenter, sur des tracés géométriques, lamarche relative du tiroir et du piston à vapeur; persuadé quils parlentmieux aux yeux que de lanalyse, et peuvent être mieux compris du plusgrand nombre. Nous avons donc indiqué, sur la fig. 3, pl. 9, le tracé despièces mobiles qui communiquent le mouvement de lexcentrique au tiroir,de la machine la Gironde , sur une échelle dun décimètre par mètre; mais,afin de compléter autant que possible ces notions, nous avons consacré uneplanche spéciale pour expliquer ces mouvements, à une plus grande échelle,en prenant, à ce sujet, les données telles quelles existent sur différenteslocomotives actuellement en activité sur les chemins de fer de Versailles etde Saint-Germain.

TRACÉ GÉOMÉTRIQUE DU MOUVEMENT DU TIROIR

DANS LES MACHINES LOCOMOTIVES.

Tracé de la marche du tiroir dans la Gironde . Cette machineavait, en origine, deux excentriques qui étaient calés déquerre par rap-port à la manivelle ; les tirants portaient alors une double fourche ou pied