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Tome troisième.
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HERSE-CHARRUE.

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trent les figures, et elle porte aussi une autre tige recourbée b, qui estdestinée principalement à soutenir les cordes ou les rênes des chevaux.

La position de cet avant-train, par rapport à larrière-train, ainsi que lediamètre et lécartement à donner aux roues, ne doivent pas être arbi-traires; car le tirage plus ou moins grand des chevaux en dépend; cestpourquoi lauteur a chercher, à cet égard, la disposition la plus conve-nable, et il est parvenu aux meilleurs résultats, comme lont reconnu lesdivers cultivateurs qui ont adopté cet instrument.

De larrière-train.Cest cette seconde partie de lappareil surtoutqui a exigé le plus daméliorations. On peut concevoir, en effet, que pourrendre une telle machine applicable aux divers usages de la culture ou dudéfrichement, et surtout dans des localités éloignées, dans des natures deterrain tout à fait différentes, il fallait dautres dispositions que celles adop-tées jusquà présent. Il fallait dabord donner aux socs ou aux dents desformes convenables; il fallait pouvoir les régler avec facilité, et sans pertede temps; il fallait enfin rendre toute la machine solide, et nexigeant dela part du charretier aucun soin, aucune intelligence.

Ce n'est peut-être pas sans des essais bien longs et répétés que linven-teur est successivement arrivé à remplir toutes ces conditions; et pour detelles machines, on le sait, les expériences ne peuvent être faites simple-ment à latelier, il faut quelles soient faites sur les terrains mêmes, sansquoi on narriverait jamais à convaincre le cultivateur, qui, avant tout, veutvoir travailler linstrument.

Une des pièces principales de lappareil, cest le col de cygne en fonte D,qui réunit le châssis de larrière-train avec lessieu de devant : cette pièce',à laquelle M. Pasquier donne toute lépaisseur nécessaire, sans crainte derupture, est disposée comme le montre lélévation (fig. 2), afin de per-mettre aux premières et grandes roues A de passer sous elle très-libre-ment, lorsquil est utile de tourner court.

La tête de ce col de cygne est traversée par la tige verticale C, boulon-née sur le milieu du premier essieu, sur lequel elle repose, et sappuie for-tement, lorsque la machine fonctionne; elle y est, au contraire, mainte-nue, vers la partie supérieure de la tige, au moyen dune clavette dacier,lorsque lappareil ne doit pas fonctionner, et quil doit traverser des che-mins ou des routes, par exemple, pour passer dun champ à un autre.

A lautre extrémité de ce même col de cygne est ajusté un écrou àrotule c, armé de deux tourillons, qui sont libres dans les deux branchesqui le terminent, afin de pouvoir sincliner à volonté ; cet écrou est tra-versé, à son centre, par une vis de rappel filetée d, dont la tête porte unemanivelle que lon manœuvre très-facilement à la main.

Mais lorsquon tourne la vis, soit dans un sens, soit dans lautre, elle faitmonter ou descendre lécrou, et par suite elle tend à soulever lextrémitédu col de cygne. Pour cela, il faut de toute nécessité, que la vis soit enga-gée dans un collet en fer e, qui, sans lempêcher de tourner librement sur