HERSE-CHARRUE.
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trent les figures, et elle porte aussi une autre tige recourbée b, qui estdestinée principalement à soutenir les cordes ou les rênes des chevaux.
La position de cet avant-train, par rapport à l’arrière-train, ainsi que lediamètre et l’écartement à donner aux roues, ne doivent pas être arbi-traires; car le tirage plus ou moins grand des chevaux en dépend; c’estpourquoi l’auteur a dû chercher, à cet égard, la disposition la plus conve-nable, et il est parvenu aux meilleurs résultats, comme l’ont reconnu lesdivers cultivateurs qui ont adopté cet instrument.
De l’arrière-train. —C’est cette seconde partie de l’appareil surtoutqui a exigé le plus d’améliorations. On peut concevoir, en effet, que pourrendre une telle machine applicable aux divers usages de la culture ou dudéfrichement, et surtout dans des localités éloignées, dans des natures deterrain tout à fait différentes, il fallait d’autres dispositions que celles adop-tées jusqu’à présent. Il fallait d’abord donner aux socs ou aux dents desformes convenables; il fallait pouvoir les régler avec facilité, et sans pertede temps; il fallait enfin rendre toute la machine solide, et n’exigeant dela part du charretier aucun soin, aucune intelligence.
Ce n'est peut-être pas sans des essais bien longs et répétés que l’inven-teur est successivement arrivé à remplir toutes ces conditions; et pour detelles machines, on le sait, les expériences ne peuvent être faites simple-ment à l’atelier, il faut qu’elles soient faites sur les terrains mêmes, sansquoi on n’arriverait jamais à convaincre le cultivateur, qui, avant tout, veutvoir travailler l’instrument.
Une des pièces principales de l’appareil, c’est le col de cygne en fonte D,qui réunit le châssis de l’arrière-train avec l’essieu de devant : cette pièce',à laquelle M. Pasquier donne toute l’épaisseur nécessaire, sans crainte derupture, est disposée comme le montre l’élévation (fig. 2), afin de per-mettre aux premières et grandes roues A de passer sous elle très-libre-ment, lorsqu’il est utile de tourner court.
La tête de ce col de cygne est traversée par la tige verticale C, boulon-née sur le milieu du premier essieu, sur lequel elle repose, et s’appuie for-tement, lorsque la machine fonctionne; elle y est, au contraire, mainte-nue, vers la partie supérieure de la tige, au moyen d’une clavette d’acier,lorsque l’appareil ne doit pas fonctionner, et qu’il doit traverser des che-mins ou des routes, par exemple, pour passer d’un champ à un autre.
A l’autre extrémité de ce même col de cygne est ajusté un écrou àrotule c, armé de deux tourillons, qui sont libres dans les deux branchesqui le terminent, afin de pouvoir s’incliner à volonté ; cet écrou est tra-versé, à son centre, par une vis de rappel filetée d, dont la tête porte unemanivelle que l’on manœuvre très-facilement à la main.
Mais lorsqu’on tourne la vis, soit dans un sens, soit dans l’autre, elle faitmonter ou descendre l’écrou, et par suite elle tend à soulever l’extrémitédu col de cygne. Pour cela, il faut de toute nécessité, que la vis soit enga-gée dans un collet en fer e, qui, sans l’empêcher de tourner librement sur