MACHINE A BATTRE LE BLÉ.
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que chaque coup est donné avec une vitesse de 15 à 16 mètres par seconde.Cette vitesse contribue à la perfection du battage, en multipliant les chocsque doivent recevoir les épis.
Le tambour est enveloppé, à la partie inférieure, par une auge demi-cy-lindrique D, en bois, qui sert à fermer toute issue aux graines renvoyéesen dessus, et qui s’échapperaient par l’espace vide que l’on y laisserait. Lapartie supérieure est fermée par un couvercle mobile D' qui, près des cy-lindres alimentaires, présente une pression verticale de 20 à 25 kilogrammes,et est assemblé à charnière vers l’autre bout en d, mais il peut toutefoistourner autour de l’axe c qui traverse ses joues latérales E; il est construitentièrement en bois de chêne assez épais, il n’est pas tout à fait concen-trique au tambour, il laisse, au contraire, un espace un peu plus grandvers le râteau G que près du côté des cylindres alimentaires O. On a établi,au-dessus de ce couvercle, une espèce de romaine C qui, d’un bout, porteun poids curseur, et de l’autre s’attache à une chaîne fixée au couverclepour faire équilibre à cette pression au besoin, ou ne lui laisser qu’unecharge de 8 à 10 kilogrammes à volonté. De cette sorte, les épis sont pluscomplètement dépouillés par l’action du batteur.
Le centre d’oscillation du couvercle étant en c, s’il arrivait qu’il fut en-levé vers la partie antérieure (celle qui se trouve près des cylindres alimen-taires), par une masse de paille qui serait plus considérable qu’à l’ordi-naire, la partie postérieure, faisant bascule, s’abaisserait et s’approcheraitdu tambour batteur. Pour régler, d’ailleurs, la distance ou le jeu qu’on doitlaisser entre celui-ci et son couvercle, on a adapté sur les côtés deux vis derappel verticales o qui ont leur point d’appui sur le bâtis de la machine,lequel est supprimé dans le dessin.
Les cylindres alimentaires O, placés en tête de l’appareil, sont en fonte,traversés par des axes en fer. M. Mathieu de Dombasle conseille de les faireun peu lourds et cannelés, surtout celui du dessus, parce que, dit-il, si lapaille n’est pas saisie avec force entre eux, il y a souvent engorgement.Ces cylindres tournent avec une vitesse de 28 révolutions par minute, etcomme leur diamètre est de 0 m 24, ils marchent et font avancer la paille de0“35 par seconde, soit de 21 mètres par minute; il résulte que, d’après lavitesse du tambour, celui-ci donne environ 19 à 20 coups de battes sur unelongueur de 0 m 35 de gerbes : c’est à peu près 5 coups par chaque déci-mètre de longueur.
Avec de telles conditions, M. Mathieu de Dombasle dit que l’on obtientun égrenage complet; et la quantité de froment battu par heure est de 7à8 hectolitres, selon la longueur de la paille et le rendement des gerbes.
Un grand râteau circulaire G est placé près du tambour batteur pourenlever la paille et la faire sortir en dehors de la machine. Ce râteau portesix ailes, qui sont chacune armées d’un grand nombre de dents de fer /,assez rapprochées les unes des autres pour qu’elles puissent toujours ren-contrer et entraîner une certaine quantité de paille. Le diamètre du cercle