PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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décrit par l’extrémité de ces dents est del m 75, et comme les ailes sontmontées sur un arbre de couche H qui ne fait que 10 révolutions par mi-nute, la vitesse à la circonférence n’est pas plus de 0 ra 91 par seconde.
Une grille en bois g forme le plancher inférieur du râteau, pour livrerpassage aux grains, qui tombent alors sur les plans inclinés I, dont l’un estmobile, c’est-à-dire qu’il peut être monté ou descendu à volonté, au moyendes crochets h qui le suspendent à des pitons, afin d’augmenter ou de di-minuer l’ouverture par laquelle le blé doit se rendre à la partie inférieurede la machine en tombant sur le tablier K, qui est également mobile.
Mais, à son passage sur ce tablier, il reçoit l’action d’un ventilateur M,renfermé dans une enveloppe cylindrique en bois, et dont les palettes jtournent avec une vitesse de 200 révolutions par minute. Un registreincliné L règle l’ouverture desortie, entre lui et le tablier K, au moyend’une corde qui le suspend à un goujon i. Enfin, le blé vanné sort parl’orifice N pour se rendre dans des sacs destinés à le recevoir. La pailleenlevée par les dents du râteau tombe sur la cloison J, en dehors de lamachine.
M. Mathieu de Dombasle estime qu’il faut quatre hommes pour desservircette machine. L’un est chargé d’étendre les gerbes sur la table F et lesfaire engager entre les cylindres alimentaires; un second, placé près dupremier, porte les gerbes sur la table, les délie et recueille les liens; untroisième transporte les gerbes de la grange sur la plate-forme où se trou-vent les deux premiers; un quatrième, dont les fonctions consistent à sur-veiller l’opération, soigne le grain que produit la machine et graisse lestourillons lorsqu’il est nécessaire. L’auteur ajoute que, pour qu’une tellemachine produise l’effet qu’on doit en attendre, il ne suffit pas qu’elle soitbien construite, il faut encore qu’elle soit bien dirigée, avec intelligence,et par des hommes qui aient acquis quelque expérience dans les soins àapporter pour régler sa marche.
Un modèle de cet appareil existe dans la collection du Conservatoire, etM. de Dombasle l’a publié, il y a déjà quelques années, dans une livraisonde ses Annales agricoles de Roville et dans les bulletins de la Société d’en-couragement.
NOUVELLE MACHINE A BATTRE LE BLÉ,
Il vient d’être envoyé de Ipswich (comté de Suffolk en Angleterre), auConservatoire des arts et métiers de Paris , une nouvelle machine à battreles grains, avec son manège portatif, laquelle nous paraît devoir présenterdes avantages dans cette opération du battage. Le constructeur anglais ,M. Ransomes, a cherché à éviter complètement les cylindres alimentaires,