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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
serre la paille le plus possible par une barre de bois sur laquelle il doitappuyer fortement. La partie supérieure qui recouvre le tambour est uncouvercle qui l’enveloppe sur 1/6 à 1/5 de circonférence, et qui, à l’in-térieur, est garnie de dents angulaires en fonte de peu de saillie; il y a descouvercles de rechange, qui sont munis de dents plus ou moins espacées,suivant la nature des céréales que l’on doit battre. Sur le prolongement ducouvercle, et toujours autour du tambour, est une enveloppe fixe, demi-circulaire, formée de barres de bois et de fils de fer, qui laissent entre euxun espace libre pour donner issue aux pailles légères qui se détachent desépis pendant l’opération, avec d’autant plus de facilité, que le tambourproduit ici l’effet d’un ventilateur.
Cette méthode de faire agir le batteur sur les épis seulement, et en re-montant, nous semble tout à fait rationnelle; le battage doit être complet,et la paille ne peut être nullement attaquée ni froissée. Nous aurions dé-siré que le constructeur ajoutât à cet appareil un mécanisme pour pré-senter successivement les épis à l’action des battes, en les faisant marcherd’une extrémité à l’autre du tambour, et perpendiculairement à l’axe decelui-ci, de manière qu’ils se trouveraient frappés dans tout le parcours, etsortiraient entièrement dépouillés de leurs grains. Nous croyons qu’onpourrait fort bien disposer une table mobile et sans fin, qui s’avanceraitainsi graduellement dans une direction perpendiculaire à l’axe, tout enpermettant de soutenir la paille solidement, de manière qu’elle ne setrouve pas entraînée par les batteurs.
MACHINE A ÉCRASER LE NOIR,
ET A CONCASSER DIVERSES ESPÈCES DE GRAINES,
(PLANCHE 14.)
M. Cambray père s’occupe de la construction de toutes espèces de ma-chines ou d’instruments qui ont rapport à l’agriculture, soit comme char-rues, herses, extirpateurs, soit comme moulins à blé ou à huile, soit encorecomme machines à battre, à comprimer les grains, à écraser le noir etautres substances.
La petite machine que nous avons représentée sur les fig. 6 et 7 de laplanche 14, est l’un de ces appareils qu'il établit en grand nombre, et donton trouve toujours chez lui un assortiment considérable.
Cette machine est d’une construction très-simple, et peut être mise enmouvement, soit par un moteur, soit à bras d’hommes, suivant le travailqu’on veut lui faire faire ou la puissance dont on peut disposer. Elle secompose de deux cylindres de fonte C, C', placés parallèlement sur unmême plan horizontal, et devant tourner en sens contraire pour agir comme