MACHINE A ÉCRASER LE NOIR. 205
un laminoir. Toute la surface extérieure de ces cylindres est formée deplusieurs douves circulaires en fonte, rapportées et fixées par des boulons,comme le montrent les détails fig. 10 et 11 ; et leur contour est garni decannelures angulaires sur toute leur longueur ; cette disposition offre l’avan-tage de pouvoir remplacer, au besoin, une ou plusieurs parties de chaquecylindre, quand elles sont trop usées ou détériorées, saris être pour celadans l’obligation de mettre toute la pièce au rebut. Les cylindres sont tra-versés par des axes en fer forgé h, sur lesquels ils sont solidement tenuspar des clavettes i, et ils se communiquent le mouvement de rotation l’unà l’autre, par deux roues droites N, à dentures un peu longues et de mêmediamètre. L’axe de l’un de ces cylindres se prolonge des deux côtés endehors des bâtis I J de la machine, pour porter soit un volant L, qui estarmé d’une manivelle K, adaptée à l’un de ses bras, et au moyen de laquelledeux hommes peuvent manœuvrer l’appareil, soit deux poulies P et P',pour que celui-ci puisse être mis en action par un moteur quelconque.
Les tourillons des axes de ces cylindres sont reçus dans des coussinets enbronze d (fig. 8 et 9), séparés par une simple cale de bois e, et ajustés surune semelle coudée en fonte/, que l’on a boulonnée sur les traverses I dubâtis. Pour régler exactement leur position, soit entre eux, soit par rap-port au cylindre alimentaire supérieur A, le constructeur adapte sur le côtévertical de la semelle/, une vis de rappel g, qui se taraude dans son épais-seur. Ce système fait d’ailleurs corps avec un support de fonte G, destinéà recevoir les tourillons de l’axe du cylindre supérieur.
Ce dernier est aussi enfonte, cannelé dans toute sa circonférence, et montésur un axe en fer B, dont une extrémité porte une roue droite O, qui estcommandée par un pignon plus petit M, placé sur l’arbre du premier cy-lindre. Les substances à écraser ou à comprimer étant jetées dons l’espècede trémie formée par les deux joues verticales H, d’une part, et les deuxplans inclinés D, de l’autre, tombent naturellement sur le cylindre A, etentraînées dans la rotation de celui-ci, tendent à s’échapper par le petitespace laissé entre sa circonférence et le bord inférieur de la trémie, d’oùelles se projettent, en petite quantité, entre les deux cylindres comprimeurs.
L’un des tabliers D est fixe, et l’autre est mobile entre les joues H, afin depermettre de régler à volonté l’écartement par rapport au cylindre alimen-taire. Pour le mobiliser, on y adapte une équerre en fer b , qui se relie à l’ex-trémité d’une vis de rappel E, munie d’une petite manivelle ou d’une doublepoignée, et dont l’écrou c est fixé sur le bout du plancher F. On voit par lacoupe verticale fig. 6, que les substances réduites par l’action des cylindrestombent sur la trémie Q, qui les conduit au dehors de la machine.
Les opérations que l’on est susceptible de faire avec cet appareil sonttrop faciles à comprendre pour qu’il soit nécessaire d’entrer dans d’autresdétails à ce sujet.