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CUIÎL1CAT10N INDUSTRIELLE.
encore, dans ce cas, pour que la face ab se trouve exactement dans le planqui contient l’axe du mandrin et celui de la roue à tailler. On rabote d’ail-leurs, comme en premier lieu, c’est-à-dire en marchant parallèlement auxfonds des dents.
L’outil peut être dégagé, en général, à peu de distance en deçà du pointa jusqu’à l’extrémité b. Cette dernière disposition est préférable à la pre-mière, en ce qu’elle ne raie pas la surface rabotée lorsque l’outil revientsur lui-même, ce qui se présente lorsque la face ab est pleine. Nous necroyons pas, du reste, qu’il ait d’autre inconvénient; mais comme il faut,autant que possible, chercher à obtenir des surfaces parfaitement lisses, etqu’à la seconde passe l’outil à finir ne revienne plus sur le flanc qui a étéraboté par le premier, on doit évidemment donner la préférence à l’outilqui est évidé sur cette face ab.
Pour terminer les dents, c’est-à-dire leur donner la courbure qui leurconvient, on emploie l’outil qui est représenté sur la fig. 17 de la pl. 16.On lui donne la courbure abc, correspondante à celle que doit avoir ladent au gros bout, et on règle la position du chariot, de manière que l’axedu mandrin soit parallèle à la génératrice du cône extérieur qui limite lesdents; il en résulte que l’outil marche parallèlement à cette ligne; de sorteque, lorsque, après s’être successivement avancé vers l’intérieur du creux,l’angle a est arrivé au point de contact du cercle primitif de la roue augros bout des dents, il a dépassé le point correspondant au cercle primitifpassant au petit bout, parce que la courbure, à cette extrémité, est néces-sairement plus courte qu’à l’autre.
C’est aussi ce qui a lieu sur les plates-formes où l’on taille les engre-nages à denture de bois; ainsi la cour bure est la même dans ce cas surtoute la largeur des dents. Théoriquement parlant, on sait que cette cour-bure ne peut être exactement identique, puisqu’elle est engendrée par descercles différents; elle varie comme les surfaces coniques; mais pratique-ment, sur les engrenages que l’on construit généralement pour les trans-missions de mouvement, malgré la largeur quelquefois très-grande(puisqu’elle s’élève jusqu’à 0 ,n 20 à 0 m 22), les courbures sont si peu dis-semblables, qu’étant tracées séparément, puis reportées l’une sur l’autre,elles coïncident exactement.
Lorsque les dentures sont larges, elles appartiennent à des roues degrand diamètre, et alors les courbes tracées au gros bout et celles tracéesau petit bout ne diffèrent pas entre elles, parce que les cercles primitifseux-mêmes ne peuvent donner des différences. Si les roues sont petites,elles sont aussi étroites de denture, de sorte que l’on ne trouve pas encorede différence assez notable pour être appréciée.
Sans doute, pour satisfaire la théorie, on aurait pu faire la machine demanière que l’outil suivît régulièrement les courbures théoriques. Il suffi-sait pour cela d’employer un burin ou grain d’orge au lieu d’un outil commecelui représenté, et de faire varier, à chaque course de ce burin, la position