Band 
Tome troisième.
Seite
224
JPEG-Download
 

22V

CUIÎL1CAT10N INDUSTRIELLE.

encore, dans ce cas, pour que la face ab se trouve exactement dans le planqui contient laxe du mandrin et celui de la roue à tailler. On rabote dail-leurs, comme en premier lieu, cest-à-dire en marchant parallèlement auxfonds des dents.

Loutil peut être dégagé, en général, à peu de distance en deçà du pointa jusquà lextrémité b. Cette dernière disposition est préférable à la pre-mière, en ce quelle ne raie pas la surface rabotée lorsque loutil revientsur lui-même, ce qui se présente lorsque la face ab est pleine. Nous necroyons pas, du reste, quil ait dautre inconvénient; mais comme il faut,autant que possible, chercher à obtenir des surfaces parfaitement lisses, etquà la seconde passe loutil à finir ne revienne plus sur le flanc qui a étéraboté par le premier, on doit évidemment donner la préférence à loutilqui est évidé sur cette face ab.

Pour terminer les dents, cest-à-dire leur donner la courbure qui leurconvient, on emploie loutil qui est représenté sur la fig. 17 de la pl. 16.On lui donne la courbure abc, correspondante à celle que doit avoir ladent au gros bout, et on règle la position du chariot, de manière que laxedu mandrin soit parallèle à la génératrice du cône extérieur qui limite lesdents; il en résulte que loutil marche parallèlement à cette ligne; de sorteque, lorsque, après sêtre successivement avancé vers lintérieur du creux,langle a est arrivé au point de contact du cercle primitif de la roue augros bout des dents, il a dépassé le point correspondant au cercle primitifpassant au petit bout, parce que la courbure, à cette extrémité, est néces-sairement plus courte quà lautre.

Cest aussi ce qui a lieu sur les plates-formes lon taille les engre-nages à denture de bois; ainsi la cour bure est la même dans ce cas surtoute la largeur des dents. Théoriquement parlant, on sait que cette cour-bure ne peut être exactement identique, puisquelle est engendrée par descercles différents; elle varie comme les surfaces coniques; mais pratique-ment, sur les engrenages que lon construit généralement pour les trans-missions de mouvement, malgré la largeur quelquefois très-grande(puisquelle sélève jusquà 0 ,n 20 à 0 m 22), les courbures sont si peu dis-semblables, quétant tracées séparément, puis reportées lune sur lautre,elles coïncident exactement.

Lorsque les dentures sont larges, elles appartiennent à des roues degrand diamètre, et alors les courbes tracées au gros bout et celles tracéesau petit bout ne diffèrent pas entre elles, parce que les cercles primitifseux-mêmes ne peuvent donner des différences. Si les roues sont petites,elles sont aussi étroites de denture, de sorte que lon ne trouve pas encorede différence assez notable pour être appréciée.

Sans doute, pour satisfaire la théorie, on aurait pu faire la machine demanière que loutil suivît régulièrement les courbures théoriques. Il suffi-sait pour cela demployer un burin ou grain dorge au lieu dun outil commecelui représenté, et de faire varier, à chaque course de ce burin, la position