MACHINE A TAILLER LES DENTS.
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du mandrin en faisant en même temps tourner la roue à tailler d’une quan-tité correspondante, afin que la pointe de ce burin travaille constammentsuivant une génératrice de la dent. Les constructeurs y ont bien pensé,mais après s’être rendu compte du travail obtenu dans les deux cas, ils ontpréféré adopter le système que nous décrivons, reconnaissant qu’en fabri-cation, ils feraient plus de travail dans un temps donné, qu’ils formaientdes surfaces plus libres, plus unies (en effet, les dents sont comme uneglace après être rabotées), et qu’enfin ils ne trouvaient pas de différence enpratique, entre la courbure des dents faite avec cet outil et celle faite avecun burin qui suivrait un calibre exactement tracé suivant la théorie; ilsont l’avantage d’éviter ce calibre, et celui de pouvoir surtout bien maintenirla partie de la roue qui est en travail, ce qui est encore une des conditionsimportantes pour obtenir de bons résultats.
Avec l’outil précédent on fait bien la courbure d’un côté de toutes lesdents; mais il faut également en prendre un autre dont la courbure estdisposée en sens contraire de celui-ci, pour pouvoir faire l’autre côté. Ilest aussi réglé de telle sorte, que la pointe a se trouve sur le plan hori-zontal qui contient l’axe du mandrin et celui de la roue, et cette pointemarche, en travaillant, parallèlement à l’arête extérieure des dents.
Dans l’un comme dans l’autre cas, on fait avancer l’outil jusqu’à ce quel’angle a se trouve sur le cercle primitif passant par le gros bout des dents ;arrivé là, on arrête sa marche, parce que le côté de la dent est terminé.
On voit donc que pour tailler les dents d’une roue d’angle, on emploiequatre outils, dont les deux premiers forment exactement les flancs ouparties droites des dents, et les deux autres font leur courbure. Lorsque lajante est venue pleine de fonte, chacun des deux premiers outils a à par-courir toute la hauteur que les dents doivent avoir, et les deux autres en-viron chacun la moitié, puisqu’ils s’arrêtent au cercle primitif. De sorteque pour faire les quatre passes, c’est-à-dire les deux côtés et le fond d’unedent tout entière, on a à parcourir trois fois la hauteur de cette dent; c’estjuste la moitié en plus du travail d’une roue droite, car on a vu que, dansce cas, on n’a que deux fois la hauteur des dents.
Ainsi, pour deux roues d’égal diamètre, d’un même nombre de dents etde même largeur, mais dont une serait droite et l’autre conique, on peutestimer à première vue qu’il faudrait passer, pour tailler celle-ci, moitiéplus de temps que pour la première. Nous avons vu que pour diviser ettailler un pignon droit de 0“ 65 de diamètre, ayant 63 dents, de 0 m 14 delarge, on mettait un jour et demi quand l’appareil était conduit par la ma-chine à vapeur, et deux jours et demi par un homme ; on voit alors qu’il fautcompter, par analogie, pour un pignon d’angle de même dimension :
2 jours 1/4 par la machine à vapeur;et 3 jours 3/4 par l’homme.
ni..
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