MACHINE A TAILLER LES DENTS.
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Cette pression doit évidemment se faire par la machine même, sans quel’ouvrier ait à s’en occuper. A cet effet, on a ajusté au fond de la boite squi renferme l’outil à raboter, un tampon en fer, contre lequel presse unetige cylindrique b', qui est filetée à l’autre extrémité (voy. fig. 12). Cettetige porte une roue à rochet c', à dentures fines et angulaires, et un ressortà boudin qui s’appuie constamment contre cette roue pour la maintenir enplace, quel que soit d’ailleurs l’avancement de la tige et de la boîte. Unebranche pendante en fer d', percée dans sa douille inférieure, et traverséepar la tige à laquelle elle sert d’écrou, est ajustée par sa partie supérieuresur le bout d’un cylindre en fer A', et y est retenue par un écrou. Cecylindre sert de support et de guide au système; il traverse une douillecarrée en fer B', portant embase et taraudée sur le mandrin M; une cla-vette et une vis de pression retiennent le cylindre dans cette douille, à laplace qu’on juge convenable, suivant la position que l’on veut donner àla boîte, position qui doit être préalablement déterminée par la longueurde la partie travaillante de l’outil, et aussi par la distance des dents de laroue à tailler au mandrin porte-outil.
Tout ce système, faisant corps avec le mandrin, marche donc avec lui. Or,sur le chapeau en fonte qui recouvre le premier palier destiné à recevoir lemandrin [voy. fig. 10, pl. 16), on remarque une large platine en fer C', àcoulisse, retenue par l’écrou même qui maintient le chapeau, et portant uneoreille avec une tige taraudée /', sur laquelle on serre entre deux écrousle rochet en fer aciéré e. On y règle d’avance la position de celui ci, de ma-nière à se trouver exactement dans le plan vertical correspondant à celuide la roue à rochet; il est assez avancé, au moyen de la platine à coulisseC', pour que chaque fois que le porte-outil revient sur lui-même, les dentsde cette roue se trouvent remontées par le bout de ce cliquet e', qui alorsla fait tourner sur elle-même d’une certaine quantité. Il est évident queplus la roue avance sous le cliquet, plus celui-ci la fait tourner, et récipro-quement. On voit donc qu’il suffit de le reculer ou de l’avancer, suivant leplus ou moins de pression qu’on veut donner à l’outil, car on a déjà pucomprendre que, lorsque la roue tourne, elle fait tourner avec elle la tigetaraudée c', qui, ayant son écrou fixe dans la branche d', est en mêmetemps obligée de s’avancer et de pousser alors la boîte s et son outil.
Ainsi, supposons la roue à rochet de 30 dents, et le filet de la vis b' de2 millimètres 1/2; admettons de plus que l’on veuille régler la pressionde l’outil à 1/3 de millimètre à chaque double course, comme cela a le plusgénéralement lieu pour la fonte : il faudrait évidemment faire tourner cettevis de 2/15 de tour, chaque fois que l’outil serait revenu sur lui-même,pour qu’elle avançât de 1/3 de millimètre ; il faudrait donc pour cela qu’onfit tourner la roue de 4 dents à chaque fois. Si l’on voulait ne donnerqu’une pression de 1/4 de millimètre, on ne ferait tourner la roue que detrois dents; et de même, pour obtenir une pression de 1/2 millimètre, ilfaudrait la faire tourner de six dents. On voit donc combien il est facile de