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Tome troisième.
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MACHINE A TAILLER LES DENTS.

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Loutil tranchant représenté sur une grande échelle en élévation, et enplan, fig. 9, est supposé monté à charnière sur une espèce de chape b pris-matique, qui lui laisse prendre un petit mouvement de charnière autourdune goupille; mais il doit toujours être rejeté en arrière par un ressortque lon rive sous la chape ; il est encore contraint pendant laction desappuyer contre le porte-outil ; cette charnière et ce ressort servent àempêcher loutil de ségrener en repassant devant la partie quil vient decouper.

Pour tailler les dents des roues dangle, MM. Glavet additionnent aumécanisme précédent une grande coulisse H (fig. 6), quils supposent fon-due avec la table de la machine, et dans laquelle ils ajustent un fort gou-jon m que lon peut y fixer à la distance voulue. Ce goujon sert de pointde concours de toutes les génératrices des dents ; il représente le sommetdu cône par lequel passe laxe de la roue dangle à tailler. Cette roue estseulement représentée sur le plan, fig. 6, par des lignes ponctuées on, ni,et om. La ligne In représente la génératrice extrême des dents, et con-court évidemment au point m.

Pour que loutil, dans ce cas, marche toujours suivant une ligne droiteconcourant au môme point, les constructeurs modifient la construction duporte-outil, comme lindique la vue de profil fig. 8. Sur la table F / , qui rem-place alors la première, ils rapportent deux guides fixes ou galfes f, dontl'un correspond à la courbure extérieure ou du gros bout des dents, etlautre à la courbure intérieure. Ils font appliquer sur ces courbes des es-pèces de couteaux e !, qui doivent se relier au porte-outil, et diriger celui-cidans sa marche rectiligne.

Quelque incomplet que paraisse ce tracé, que nous extrayons du brevetexpiré de MM. Glavet, on nen conçoit pas moins que ces inventeurs ont euprincipalement pour but de diriger loutil suivant des génératrices qui con-courent en un même point, en se servant de deux courbes directrices. Il estaisé de comprendre quune telle disposition présente non-seulement desdifficultés en exécution, mais quelle exige beaucoup dintelligence et dat-tention de la part de louvrier chargé de la conduite de la machine, et que,dans tous les cas, elle ne peut sappliquer que dans des limites très-res-treintes, puisquon ne peut pas faire la coulisse II dune longueur indéfinie.

M. Guenet, du Conservatoire, dont nous avons déjà fait connaître lemérite, et qui sest beaucoup occupé des machines à tailler les dents desengrenages, a proposé plusieurs moyens, vraiment géométriques, poursappliquer à la construction des plates-formes, de manière à obtenir ri-goureusement la forme des dents des roues dangle. Nous regrettons dene pouvoir entrer dans des détails à ce sujet.