MACHINE A TAILLER LES DENTS.
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L’outil tranchant représenté sur une grande échelle en élévation, et enplan, fig. 9, est supposé monté à charnière sur une espèce de chape b pris-matique, qui lui laisse prendre un petit mouvement de charnière autourd’une goupille; mais il doit toujours être rejeté en arrière par un ressortque l’on rive sous la chape ; il est encore contraint pendant l’action des’appuyer contre le porte-outil ; cette charnière et ce ressort servent àempêcher l’outil de s’égrener en repassant devant la partie qu’il vient decouper.
Pour tailler les dents des roues d’angle, MM. Glavet additionnent aumécanisme précédent une grande coulisse H (fig. 6), qu’ils supposent fon-due avec la table de la machine, et dans laquelle ils ajustent un fort gou-jon m que l’on peut y fixer à la distance voulue. Ce goujon sert de pointde concours de toutes les génératrices des dents ; il représente le sommetdu cône par lequel passe l’axe de la roue d’angle à tailler. Cette roue estseulement représentée sur le plan, fig. 6, par des lignes ponctuées on, ni,et om. La ligne In représente la génératrice extrême des dents, et con-court évidemment au point m.
Pour que l’outil, dans ce cas, marche toujours suivant une ligne droiteconcourant au môme point, les constructeurs modifient la construction duporte-outil, comme l’indique la vue de profil fig. 8. Sur la table F / , qui rem-place alors la première, ils rapportent deux guides fixes ou galfes f, dontl'un correspond à la courbure extérieure ou du gros bout des dents, etl’autre à la courbure intérieure. Ils font appliquer sur ces courbes des es-pèces de couteaux e !, qui doivent se relier au porte-outil, et diriger celui-cidans sa marche rectiligne.
Quelque incomplet que paraisse ce tracé, que nous extrayons du brevetexpiré de MM. Glavet, on n’en conçoit pas moins que ces inventeurs ont euprincipalement pour but de diriger l’outil suivant des génératrices qui con-courent en un même point, en se servant de deux courbes directrices. Il estaisé de comprendre qu’une telle disposition présente non-seulement desdifficultés en exécution, mais quelle exige beaucoup d’intelligence et d’at-tention de la part de l’ouvrier chargé de la conduite de la machine, et que,dans tous les cas, elle ne peut s’appliquer que dans des limites très-res-treintes, puisqu’on ne peut pas faire la coulisse II d’une longueur indéfinie.
M. Guenet, du Conservatoire, dont nous avons déjà fait connaître lemérite, et qui s’est beaucoup occupé des machines à tailler les dents desengrenages, a proposé plusieurs moyens, vraiment géométriques, pours’appliquer à la construction des plates-formes, de manière à obtenir ri-goureusement la forme des dents des roues d’angle. Nous regrettons dene pouvoir entrer dans des détails à ce sujet.