SCIERIE MÉCANIQUE. 237
un cercle donné pour présenter le bois constamment à l’action des lames,qui se meuvent verticalement en restant dans des plans parallèles.
Après ces deux grandes scieries, le constructeur a disposé une suite d’ap-pareils qui sont chargés de faire des opérations distinctes : telles sont lesmachines à couper les jantes, à araser les rais, à former leurs tenons, etqui ne sont autres que des scies circulaires avec des dispositions particu-lières pour le travail qu’elles doivent faire ; telles sont aussi les machines àpercer, à faire les mortaises dans les jantes, comme dans le moyeu, à tour-ner celui-ci, etc.; puis viennent les machines à faire les cercles, aies chauf-fer, et enfin à assembler et à cercler les roues.
Une telle fabrique ne pouvait rester unique en France ; dès que le brevettombait dans le domaine public, on devait évidemment en établir d’autres ;aussi les administrateurs des messageries générales, puis presque aussitôtceux des messageries royales, comprenant toute l’importance de construireainsi mécaniquement les roues de leurs diligences, firent monter, dans cesderniers temps, par M. E. Philippe, toutes les machines nécessaires à cetobjet; et le constructeur, profitant de son expérience et de ses lumières,a établi des usines modèles pour ce genre de fabrication. Les scieries pro-pres à débiter les bois en grume ont subi de véritables et de grandes amé-liorations, les balanciers sont complètement supprimés et remplacés par unsystème de bielles qui communiquent le mouvement directement à la mon-ture de la scie; telle est celle que nous donnons sur les pl. 18 et 19, et quel’auteur a bien voulu nous laisser relever avec détails ; telles sont la plupartdes scieries qu’il exécute depuis quelques années.
Occupé à construire en ce moment des scieries analogues pour les îlesMarquises, M. Philippe est sur le point de monter encore une nouvelle etgrande fabrique de roues pour le service des omnibus de Paris ; et bientôt,nous n’en doutons pas, d’autres fabriques semblables se monteront égale-ment pour la confection des roues d’un grand nombre d’autres voiturespubliques et particulières.
Après avoir établi un grand nombre de scieries mécaniques appliquées àdiverses industries, M. Philippe a monté dernièrement, près de chez lui,une belle et bien intéressante fabrication, qui ne se compose que de ma-chines propres à travailler le bois. Nous voulons parler de la fabrique denouveaux parquets mécaniques formés en feuilles ou plateaux quarrés de50 centimètres de côté, et composés chacun de 21 morceaux assemblés àrainures et languettes. L’avantage de ces parquets est immense, si l’onconsidère que, d’une part, ils ne consistent qu’en vieux bois provenant dedémolition, et par conséquent parfaitement secs, et que, d’un autre côté, larapidité et l’exactitude avec laquelle les opérations mécaniques s’exécutent,permettent de les obtenir avec économie et avec une grande précision.
L’auteur a conçu, pour cette fabrication nouvelle, un système d’unevingtaine de machines qui toutes font une opération spéciale. Ainsi, ilemploie :