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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
1° Une grande scierie alternative pour débiter les pièces de charpenteen plateaux ou en madriers, de l’épaisseur correspondante à celle quedoivent avoir les cadres et les montants des feuilles de parquets;
2° Trois scies circulaires pour débiter les plateaux suivant l’épaisseurdes panneaux qui forment l’intérieur des feuilles, et qui est plus faible quecelle des cadres et montants ;
3° Une scie circulaire à chariot pour découper les plateaux selon la lon-gueur des cadres ;
4° Une machine qui coupe les montants de longueur;
5° Deux machines pour former les rainures dans les cadres et les mon-tants ;
6° Deux machines qui servent à faire les tenons dans ces cadres etmontants ;
7° Deux machines pour araser ces tenons ;
8° Deux machines à couper de longueur et à araser les panneaux ;
9° Deux machines propres à former les languettes autour de ces pan-neaux ;
10° Une machine destinée à faire les enfourchements ;
11° Une machine à serrer et à cheviller les feuilles après l’assemblage ;
12° Un tour à chariot pour dégrossir et planer lesdites feuilles;
13° Une machine propre à équarrir les feuilles sur chaque côté;
14° Enfin, une dernière machine servant à pratiquer une rainure sur lepourtour des feuilles.
Cette série de machines travaille avec une rapidité telle, qu’elles pro-duisent ensemble 40 mètres superficiels de plancher, ou 160 feuilles de 50centimètres, par journée de 12 heures, et n’exige pas une force totale deplus de 8 chevaux-vapeur. On compte vingt et un hommes de peine oufemmes pour conduire ces machines, plus deux ouvriers menuisiers pourcorroyer les cadres, et l’homme pour les assembler.
On pourra aisément se rendre compte des bénéfices que présente unetelle fabrication ainsi organisée, si l’on remarque que, d’un côté, les vieuxbois de démolitions ont, en général, peu de valeur, et que, d’un autre côté,le prix de la journée de la plupart des ouvriers est très-faible; tandis queles feuilles se vendent 2 fr. pièce ou 8 fr. le mètre quarré, prix des par-quets ordinaires, sur lesquels celui de M. Philippe offre une grande supé -riorité , par la facilité de la pose qui est extrêmement simple, comme par labeauté du dessin, l’exactitude des joints, et surtout par l’assurance de nepas voir les bois travailler et se disjoindre.
Pour donner une idée de la disposition des feuilles, nous en avons tracéune sur la fig. 3 de la pl. 18 ; elle montre bien les cadres, les grands et pe-tits montants, ainsi que les panneaux qui les composent, et qui nécessaire-ment ne peuvent bouger dans leur assemblage. Les cadres ont 30 miilim.d’épaisseur sur 50 miilim. de large ; ils s’assemblent à rainure et languette,